RD du Congo - Le nombre de cas d’Ebola dépasse les 3200

Mercredi 29 Juillet 2026

Le nombre de cas d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a atteint 3262, selon le ministère de la Santé, un chiffre presque équivalent à celui de l’épidémie de 2018-2020, qui demeure la plus importante jamais enregistrée dans le pays.

 

Les données du ministère de la Santé indiquent que 1437 patients sont décédés sur les 3262 cas recensés, dans ce que les autorités qualifient d’épidémie d’Ebola la plus rapide jamais enregistrée, concentrée dans la province orientale de l’Ituri.  

 

L’épidémie de 2018-2020, qui avait touché la République démocratique du Congo et l’Ouganda voisin, avait duré environ deux ans et avait fait plus de 3400 cas, dont plus de 2200 morts, selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

 

Seule l’épidémie de 2014-2016, qui avait touché l’Afrique de l’Ouest et qui était considérée comme la pire de l’histoire, avait fait davantage de victimes, avec 28 000 cas et plus de 11 000 morts.

 

La rapidité de la propagation de l’épidémie actuelle s’accompagne d’inquiétudes de la part des habitants, qui craignent que de nombreuses communautés des provinces touchées soient inaccessibles ou abandonnées par les équipes d’intervention pour des raisons de sécurité, en raison des attaques menées par des habitants en colère et des rebelles.

 

« Le fait qu’en seulement dix semaines, nous ayons atteint un nombre de cas presque équivalent à celui enregistré au cours d’une épidémie qui a duré près de deux ans est alarmant et devrait nous faire réfléchir », a souligné mardi Onesphore Bangenza, chef de l’équipe d’intervention de Mercy Corps, à Bunia, la capitale de l’Ituri.  

 

« Il ne fait aucun doute que le virus se propage plus vite que nous ne parvenons à le contenir », a ajouté M. Bangenza.

 

Des défis pour contenir l’épidémie

 

L’épidémie actuelle, déclarée le 15 mai, se distingue de la plupart des épidémies d’Ebola précédentes, car le virus Bundibugyo, responsable de celle-ci, ne fait l’objet d’aucun vaccin ni traitement approuvé.

 

Les efforts visant à ralentir la transmission ont été entravés par les violences des rebelles dans l’est du pays, ainsi que par la grève des professionnels de santé protestant contre le non-paiement de leurs salaires. [Associated Press]

 

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