Quinze personnes expulsées des États-Unis sont arrivées en République démocratique du Congo (RDC)

Vendredi 17 Avril 2026

Les personnes expulsées d'Amérique du Sud sont les premières à être envoyées en RDC dans le cadre d'un accord conclu entre Washington et Kinshasa


Les personnes expulsées ont atterri dans la capitale, Kinshasa, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans le cadre d’un accord entre les États-Unis et la RDC.

 

« Le premier groupe, qui comprend sept femmes, est composé de ressortissants du Pérou et de l’Équateur », a déclaré une source diplomatique à l’agence de presse Anadolu.

 

Un responsable de l'agence des migrations de la RDC a confirmé ces arrivées mais n'a pas fourni de détails, a rapporté l'agence de presse Associated Press.

 

L'avocate américaine Alma David, qui représente l'une des personnes expulsées, a déclaré que ces dernières sont toutes originaires d'Amérique latine et que le gouvernement congolais prévoit de les garder dans le pays pour une courte période.

 

Toutes les personnes expulsées bénéficieraient d'une protection juridique accordée par des juges américains les empêchant d'être renvoyées dans leur pays d'origine, a déclaré Mme David à l'AP.

 

Le ministère des Communications de la RDC a annoncé au début du mois qu’il accepterait temporairement les migrants expulsés des États-Unis.

 

Il a précisé que Washington prendrait en charge les frais engagés et que des installations avaient été préparées près de Kinshasa pour les accueillir.

 

L'agence de presse Reuters a indiqué que la RDC devait accueillir plus de 30 personnes expulsées cette semaine. D'autres migrants devraient arriver par groupes d'une cinquantaine de personnes par mois, a rapporté l'agence AFP, citant des sources, sans que le nombre total de personnes à accueillir ne soit connu.

 

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré que la RDC avait sollicité l'aide humanitaire de cette agence des Nations unies pour venir en aide à ces migrants.


« Outre l’aide apportée en fonction des besoins et d’évaluations spécifiques, l’OIM peut également proposer un retour volontaire assisté aux migrants qui en font la demande, conformément à son mandat et aux cadres juridiques applicables », a-t-elle déclaré à l’AFP.

 

Accords d’expulsion

 

D’autres pays d’Afrique, notamment le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud et l’Ouganda, ont également accepté d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis.

 

La politique américaine a suscité des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains quant à la légalité de l’envoi de personnes expulsées vers des pays dont elles ne sont pas originaires et où elles pourraient être victimes de violations des droits humains.

 

Dans certains cas, les personnes expulsées ont ensuite été renvoyées dans leur pays d’origine malgré la protection juridique accordée par les tribunaux américains pour empêcher cela.

 

Selon un rapport établi par les démocrates de la commission des relations étrangères du Sénat américain, l'administration Trump aurait dépensé au moins 40 millions de dollars pour expulser environ 300 migrants vers des pays tiers jusqu'à fin janvier. Les pays concernés ont reçu des sommes forfaitaires allant de 4,7 à 7,5 millions de dollars pour accueillir ces personnes expulsées.

 

L'agence AP a indiqué que 47 autres accords avec des pays tiers sont actuellement en cours de négociation avec d'autres nations. [Al-Jazeera]

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