La croissance rapide du numérique en Afrique s'accompagne d'une explosion des déchets électroniques. Plus de 2,5 millions de tonnes s'accumulent chaque année, un volume encore faible par habitant mais en forte hausse, alimenté notamment par les importations d'équipements usagés en provenance des pays industrialisés.
Selon le rapport 2024 du Global e-waste monitor, qui souligne l'urgence d'agir face à l'augmentation alarmante des déchets d'équipements électriques et électroniques sur le continent.… Dans plusieurs pays africains, jusqu'à 97 % des déchets électroniques sont collectés et traités par le secteur informel.
Les méthodes utilisées sont le brûlage à l'air libre, la lixiviation chimique ou décapage acide qui entraînent la libération de substances toxiques telles que les dioxines, les furanes et les métaux lourds.
Ces pratiques ont des conséquences sanitaires documentées tels que les maladies respiratoires, les troubles neurologiques, les risques pour les femmes enceintes ainsi qu'une exposition accrue des enfants. Mais, malgré ces dangers, fermer ces filières reste impensable pour de nombreux gouvernements : elles constituent une source de revenus pour des centaines de milliers de personnes.
L'enjeu, selon plusieurs experts, est désormais de les intégrer dans un système plus sécurisé et mieux encadré. [BBC]