Oui au maintien de l’ordre public, mais non au massacre des étudiants (Par Amath Ndiaye)

Mardi 10 Février 2026

Photo d'illustration

La sécurité ne doit jamais remplacer le dialogue social et la responsabilité politique. Le paiement des bourses constitue aujourd’hui une urgence sociale absolue, car derrière ces retards se trouvent des milliers d'étudiants confrontés à la précarité quotidienne.

 

Cette situation dépasse le simple contexte universitaire : elle révèle les limites d’une gestion fragilisée des finances publiques et d’une dynamique d’endettement devenue trop lourde pour le budget. Lorsque la charge de la dette absorbe une part croissante des recettes fiscales et que l’État refuse de restructurer ses dettes, il se  retrouve contraint de sacrifier ses obligations sociales et ses priorités essentielles au profit du service de la dette.

 

Oui au redressement économique, mais les élites au pouvoir doivent faire les premiers sacrifices. Le redressement budgétaire exige des efforts visibles, crédibles et équitables.

Sur le plan symbolique, il était difficilement compréhensible d’acheter des véhicules à 50 000 000 FCFA pour les députés alors que les étudiants attendent leurs bourses et que les tensions sociales s’intensifient.

Amath Ndiaye

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