Les forces américaines ont frappé des lance-roquettes iraniens dans le détroit d’Ormuz, lors de la première opération militaire menée depuis un mois, a déclaré dimanche un responsable américain, mettant ainsi fin à une accalmie dans cette guerre intermittente qui dure depuis plus de six mois.
Des médias semi-officiels iraniens ont fait état de bruits d’explosions près de l’île de Larak, dans le détroit.
Des forces du Corps des Gardiens de la révolution ont été observées en train de se préparer à lancer des roquettes équipées de mines marines dans le détroit, selon ce responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat afin de pouvoir détailler des mouvements militaires sensibles.
L’armée américaine a achevé la semaine dernière le déminage des voies de navigation internationales du détroit.
Dans un communiqué relayé par la chaîne de télévision d’État iranienne, le Corps des Gardiens de la révolution a fait état « du martyre et des blessures subies par plusieurs de nos combattants et compatriotes ».
Le communiqué précise que cette attaque « entraînera la punition de l’agresseur ».
Ces tirs surviennent quelques jours seulement après que l’administration Trump eut annoncé qu’elle allait désormais privilégier le renforcement de la pression économique – plutôt que l’action militaire – pour tenter de mettre fin à son conflit avec l’Iran. Cette nouvelle stratégie repose sur des menaces de sanctions à l’encontre de tout pays ou entité qui continuerait à entretenir des relations commerciales avec Téhéran.
Ce recours aux sanctions comme arme de prédilection intervient alors que l’armée américaine fait face à une diminution de ses stocks de munitions après des mois de guerre, ce qui suscite des inquiétudes quant au fait que la prolongation du conflit pourrait discréditer la préparation militaire des États-Unis dans d’autres régions du globe.
Alors que le conflit s’éternise, les déclarations du président Trump sur la recherche d’une issue rapide à la guerre semblent également s’estomper. Il a affirmé récemment qu’il n’était « pas pressé » de ramener l’Iran à la table des négociations, et il continue de répéter que les dirigeants de la République islamique sont acculés. [Associated Press]