Un point détaillé sur le drame survenu à Minna (capitale de l'État de Niger, au centre du Nigéria) entre le 15 et le 22 septembre 2026.
Les faits et le bilan
Arrestations massives : Plus de 60 personnes — majoritairement des jeunes hommes et des adolescents de la région — ont été interpellées et entassées dans une cellule de rétention au siège local du NSCDC.
37 décès en détention : Le matin du 17 septembre, 33 corps ont été découverts sans vie dans la cellule, tandis que plusieurs autres personnes prises de malaises sont décédées peu après. Le bilan officiel consolidé s'élève à 37 morts.
Secours tardifs : Au moins 7 survivants, gravement touchés, ont été transportés en urgence à l'hôpital général de Minna.
Causes suspectées et témoignages des survivants
Tentative d'extorsion : Des proches de victimes ont affirmé que des agents avaient refusé de laisser passer la nourriture apportée par les familles le soir de l'arrestation et exigeaient une somme de 100 000 nairas (environ 75 $) par personne pour libérer les jeunes.
Versions officielles initiales : Le NSCDC a d'abord tenté de parler d'un foyer d'infection ou de maladie soudaine avant de reconnaître que les circonstances précises restaient à éclaircir sous la pression des faits.
Réactions politiques et judiciaires
Directives du Président Tinubu : Le président Ahmed Bola Tinubu a qualifié l'événement de tragédie nationale et ordonné une « enquête présidentielle urgente, complète et transparente ».
Sanctions administratives :
Le commandant du NSCDC pour l'État de Niger, Suberu Siyaka Aniviye, a été suspendu de ses fonctions.
24 agents et gardes du NSCDC directement impliqués dans la rafle et la garde des cellules ont été placés en détention et conduits au siège national d'Abuja pour interrogation.
Une commission d'enquête interministérielle dispose de deux semaines pour remettre ses conclusions.
Le contexte de fond : la fièvre de l'or au Nigéria
Ce drame remet en lumière deux problématiques majeures au Nigéria :
Les conditions de détention : La gestion des cellules de garde à vue et la brutalité des forces de maintien de l'ordre paritaires font à nouveau l'objet de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains.
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