Au Niger, cinq personnes ont été provisoirement déchues de leur nationalité, sur décret d'Abdourahamane Tiani, à la tete du CNSP au pouvoir. L'annonce a été faite le 17 septembre 2026 soir sur la télévision d'État.
En deux ans, plus d'une vingtaine de personnes - critiques du pouvoir en place et proches du président renversé Mohamed Bazoum - ont ainsi été déchues de leur nationalité nigérienne.
Parmi les noms cités pour cette nouvelle vagues de citoyens déchus, celui de Mahamadou Ouhoumoudou, ancien Premier ministre sous la présidence de Mohamed Bazoum. Figurent aussi sur la liste des personnes actives sur les réseaux sociaux, voix critiques du pouvoir militaire en place à Niamey et actuellement hors du sol nigérien.
Selon le communiqué, ces cinq personnes sont notamment poursuivies pour diffusion de données de nature à troubler l'ordre public, intelligence avec des puissances étrangères, participation à une entreprise de démoralisation de l'armée et atteinte à la sûreté de l'État.
Mahamadou Ouhoumoudou, figure politique majeur du pays, était le chef du gouvernement depuis 2021 jusqu'au putsch militaire qui a renversé Mouhamed Bazoum en avril 2023.
Depuis la création par le pouvoir nigérien, en 2024, d'un fichier des personnes impliquées dans des actes terroristes ou portant atteinte aux intérêts de la nation, plus de 25 personnes ont été déchues de leur nationalité nigérienne. [Avec RFI]