Alors que les élections municipales approchent à grands pas, Jean-Luc Mélenchon a livré un discours à Toulouse, jeudi 22 janvier, durant lequel il appelle son parti "à incarner la nouvelle France" et appelle au "grand remplacement". Dans la ville rose, c’est le député LFI François Piquemal qui sera candidat.
Un plaidoyer de plus d’une heure. Lors d’un meeting de soutien au candidat LFI, François Piquemal, Jean-Luc Mélenchon a appelé son camp “à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement” lors des prochaines élections municipales, rapporte Le Figaro.
“Nous avons besoin d'élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps”, a déclaré le leader insoumis devant “plus de 1 500 personnes” et une assistance où flottaient des drapeaux français, de LFI, du NPA ou de la Palestine.
L’élu insoumis, qui se lance à 41 ans pour la première fois dans la course à la mairie toulousaine, a exhorté à en finir “avec quatorze années de droite réactionnaire” dans la ville rose, incarnées selon lui par le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (DVD) qui se présente à sa propre succession.
Hormis ces deux candidats, François Briançon soutenu par le PS, Julien Leonardelli (RN), Malena Adrada (LO), Arthur Cottrel (Reconquête) et Vanessa Pedinotti (Révolution permanente) sont aussi dans la course pour le Capitole.
"M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur"
Si Jean-Luc Mélenchon accorde autant d’importance aux élections municipales, c’est parce qu’il estime qu’elles sont liées à celle de la présidentielle. “Nous allons faire localement des choses dont on voudra donner le goût pour tout le pays”, a-t-il assuré.
Entre références historiques et nombreux commentaires sur la situation internationale, le leader insoumis en a profité pour tacler les autres partis de la gauche.
“Ils ne sont même pas originaux : ils disent que nous ne ferons pas 10% et le pire qui leur arrive, c'est qu'ils croient à leur propre propagande”, a lancé l’homme politique qui souhaite faire de la France “une puissance qui n'a peur de personne (...) et qui porte haut la voix pour dire: M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur”.