Une baie interminable, des palmiers penchés et des bateaux de pêche longilignes aux couleurs pimpantes: la plage de Pemba n'accueille pas de touristes mais des milliers de Mozambicains fuyant les persécutions de groupes armés jihadistes. Depuis plusieurs mois et semaines, des familles arrivent sur des embarcations bondées, avec de rares affaires emportées dans leur exode. Leurs tourmenteurs, des hommes armés qui ont fait allégeance à l'État islamique en 2019, incendient les villages, exécutant les hommes, emportant des jeunes filles.
De la zone côtière, stratégique en raison d'installations gazières, ils poursuivent leurs attaques vers l'intérieur des terres. Pemba, capitale de la province de Cabo Delgado (nord), à majorité musulmane, comptait 200.000 habitants avant la crise. Aujourd'hui quasiment le double. Selon les estimations, quelques 150.000 personnes "déplacées" par la crise, c'est-à-dire réfugiées dans leur propre pays, sont arrivées, cherchant refuge auprès de leur famille mais le plus souvent sans point de chute. (AFP)
De la zone côtière, stratégique en raison d'installations gazières, ils poursuivent leurs attaques vers l'intérieur des terres. Pemba, capitale de la province de Cabo Delgado (nord), à majorité musulmane, comptait 200.000 habitants avant la crise. Aujourd'hui quasiment le double. Selon les estimations, quelques 150.000 personnes "déplacées" par la crise, c'est-à-dire réfugiées dans leur propre pays, sont arrivées, cherchant refuge auprès de leur famille mais le plus souvent sans point de chute. (AFP)