Deux fois par semaine, des dizaines d'enfants s'installent sous l'ombre d'un manguier pour un atelier dessin. Il s'agit moins de tromper l'ennui, dans ce camp de réfugiés du nord du Mozambique, que de soigner les blessures psychiques. Ces tout petits ont vu, entendu, vécu des horreurs. Ne pas se fier à leurs visages joufflus ou leurs mollets potelés de petite enfance, ces filles et garçons dessinent inlassablement des fusils mitrailleurs.
Ceux des groupes armés jihadistes qui sèment la terreur dans cette province du Cabo Delgado depuis plus de trois ans, pillant et incendiant les villages, pratiquant une violence spectaculaire pour marquer les esprits: décapitations, viols, enlèvements. Feuilles et crayons sont distribués. Les enfants doivent dessiner ce qui leur passe par la tête. Alberto Almeida, un des plus grands à 17 ans, est assis derrière les petits. Il appuie le papier contre sa cuisse droite et esquisse un fusil d'assaut avant de le barrer d'une croix, en rouge. Il écrit en légende "pas de fusil" dans sa langue locale, le makua. "La guerre fait mal", dit-il pour expliquer son croquis, juxtaposé à celui d'un jeune homme en chemise rayée. (AFP)
Ceux des groupes armés jihadistes qui sèment la terreur dans cette province du Cabo Delgado depuis plus de trois ans, pillant et incendiant les villages, pratiquant une violence spectaculaire pour marquer les esprits: décapitations, viols, enlèvements. Feuilles et crayons sont distribués. Les enfants doivent dessiner ce qui leur passe par la tête. Alberto Almeida, un des plus grands à 17 ans, est assis derrière les petits. Il appuie le papier contre sa cuisse droite et esquisse un fusil d'assaut avant de le barrer d'une croix, en rouge. Il écrit en légende "pas de fusil" dans sa langue locale, le makua. "La guerre fait mal", dit-il pour expliquer son croquis, juxtaposé à celui d'un jeune homme en chemise rayée. (AFP)