Le Premier secrétaire du Parti socialiste est clair : son groupe ne votera pas les motions de censure qui seront déposées mercredi 14 janvier à l’Assemblée nationale. Ni celle déposée par le RN, ni celle par LFI ne seront adoptées par le PS.
Olivier Faure a prévenu. Invité dimanche 11 janvier sur le plateau de BFMTV, le chef du PS a garanti qu’aucune des motions de censure déposées respectivement par le Rassemblement national, ni par la France insoumise ne seront validées par son groupe, relaie Le Parisien.
"Il n’y aura pas de pacte de non-censure" a-t-il assuré. Il estime que "Sébastien Lecornu sera obligé de négocier, de discuter" en raison de l’absence de majorité dans l’hémicycle. Toutefois, Olivier Faure assure que si la copie du budget proposée par le gouvernement est "mauvaise", le groupe considérera la censure du gouvernement.
Ce cas de figure "dépendra de ce qui est posé par le gouvernement". Olivier Faure juge "absurde" de voter la motion de censure déposée par LFI qui s’oppose au traité avec le Mercosur puisque le président de la République s’est opposé à cet accord. Il reconnaît que le chef de l’État a "beaucoup varié sur la question" mais in fine, "il dit non". La temporalité impliquant un vote au Parlement européen, le chef de file du PS trouve insensé de censurer le gouvernement à ce moment précis.
L’horizon des législatives
Depuis quelques jours, le spectre de nouvelles élections anticipées plane de nouveau sur le paysage politique français. Vendredi 9 janvier, Sébastien Lecornu a agité la menace d’une dissolution suivie de nouvelles élections législatives en cas de chute du gouvernement.
"Un signal dramatique" serait envoyé à la nation et à la communauté internationale toutefois, avait-il précisé samedi 10 janvier dans Le Parisien. Un signal dramatique peut-être mais un horizon que le PS dit ne pas craindre.
Olivier Faure assure que son groupe n’a "pas peur" d’une dissolution et de retourner aux urnes. Cette issue ne lui semble d’ailleurs "pas illogique" pour un "gouvernement s’il est censuré" de devoir faire repasser les citoyens "devant les urnes et ça ne fait peur à personne" déclare-t-il.
Mais le patron des socialistes préfère "le compromis". Tout comme l’exécutif. Lundi 12 janvier, tous les partis "qui souhaitent sortir de l’impasse budgétaire" sont conviés à Bercy par le gouvernement pour le trouver, ce compromis. Olivier Faure dit attendre de voir "demain celles et ceux qui se rendent à cette réunion à Bercy" et observer si "le gouvernement en tirera les conclusions nécessaires". [6Medias]