« Micah Reddy, coordinateur de l’ICIJ pour l’Afrique et journaliste, a été remis en liberté à Djibouti.
M. Reddy, qui était détenu à l’abri des regards depuis samedi, a quitté le pays aujourd’hui par avion après sa libération.
Micah Reddy était arrivé à Djibouti le 17 septembre et avait cessé de donner de ses nouvelles vers 13 heures, heure locale, le 19 septembre, tout comme son assistant local, Mohamed Willo Ismael (« Kooki Mahmoud »).
M. Ismael serait lui aussi libre.
L’ICIJ a donné l’alerte quelques heures après la disparition des deux hommes de l’hôtel Escale International à Djibouti-Ville, lorsque les messages qui leur étaient adressés sont restés sans réponse.
Le 21 septembre, l’ICIJ a confirmé de manière officieuse, par des voies diplomatiques et autres, que M. Reddy était en détention, apparemment pour ne pas avoir obtenu l’accréditation presse requise.
Les gouvernements sud-africain, britannique et américain ont tous contribué à contacter les autorités djiboutiennes pour obtenir des informations.
Les autorités djiboutiennes n’ont pas confirmé publiquement où il se trouvait ni permis l’accès à Reddy jusqu’à aujourd’hui.
‘’Les nombreux appels en faveur de la liberté de la presse et de la libération rapide de ces hommes illustrent la solidarité qui s’impose lorsque la sécurité d’un journaliste est menacée.’’ (Gerard Ryle, directeur de l’ICIJ)
La famille de Reddy a exprimé son soulagement suite à sa libération et à celle d’Ismael, mais aussi sa consternation face au traitement qui lui a été réservé et au secret qui entoure cette affaire.
Elle a remercié les personnes qui ont apporté leur aide sur le terrain, les gouvernements sud-africain et britannique, les organisations de défense de la liberté de la presse, l’ICIJ et les nombreux journalistes qui ont apporté leur soutien.
Elle a également remercié l’équipe juridique de Reddy pour ses efforts à l’échelle internationale.
« Attendre des nouvelles d’un être cher dont on ignore où il se trouve et comment il va est d’une douleur inimaginable », indique le communiqué de la famille Reddy.
« Nous sommes profondément reconnaissants que, pour notre famille, cette histoire ait connu une fin heureuse.» »
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