Meurtres racistes à Paris : Bayou s’indigne contre un "attentat", Mélenchon exige la saisie du parquet antiterroriste

Samedi 24 Décembre 2022

Au lendemain de la fusillade qui a fait trois morts dans un centre culturel kurde à Paris, Julien Bayou et Jean-Luc Mélenchon se sont exprimé chacun de leurs côtés. Tous deux présents à l’hommage, le député EELV et le président de La France insoumise s’accordent à dire que cette attaque est un “attentat”, un terme que la justice refuse d’employer pour l’instant.

"Il s'agit d'un attentat raciste", a affirmé Julien Bayou sans détour samedi 24 décembre, à propos de la fusillade ayant ciblé un centre culturel kurde la veille dans le dixième arrondissement de Paris, et tué trois personnes.
 
Le député EELV de l’arrondissement touché par le drame a appelé à "la solidarité avec la communauté kurde", a-t-il déclaré sur BFMTV.
 
Alors que la justice n’a pas retenu le qualificatif d’”attentat” pour définir la fusillade, elle a reconnu son mobile raciste. Un motif revendiqué en ces termes par le suspect lui-même.

“On doit retenir qu'il s'agit d'un attentat raciste, que l'extrême droite prospère sur la banalisation des discours racistes (...) Il faut y mettre un coup d'arrêt démocratique. Il faut continuer à dissoudre les groupuscules violents”, a estimé le député au micro de BFMTV.

Un point de vue partagé par le président de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui a exigé la saisie du Parquet national antiterroriste dans le drame qu’il qualifie aussi d’attentat terroriste.

“C'est un assassin qui a délibérément cherché à faire la terreur dans le centre culturel kurde alors qu'une réunion était prévue pour discuter du prochain rassemblement du 9 janvier pour commémorer l'assassinat de 2013 et demander justice”, a-t-il rappelé.

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a réagi au débat sur la qualification de la fusillade raciste. À l’issue de sa rencontre avec le représentant de la communauté kurde, le garde des Sceaux a rappelé que le drame n’avait pas été qualifié d’attentat, mais que ce point pourrait changer en fonction des futurs éléments de l’enquête.
 
 
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