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Maroc : une ministre du nouveau gouvernement relevée de ses fonctions deux jours après sa nomination

Lundi 19 Octobre 2026

Madiha Khayir

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a accepté, dimanche, la demande de la nouvelle cheffe du gouvernement, Fatima-Zahra Mansouri, de relever de ses fonctions Madiha Khayir, ministre déléguée auprès du ministre de l'Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification, deux jours seulement après sa nomination.

 

Cette décision a été annoncée dans un communiqué du Cabinet royal, après la diffusion d'un document présenté comme un certificat médical datant de 2004 et attribué à Khayir, parallèlement à des informations de presse faisant état d'allégations concernant une ancienne affaire judiciaire liée à des transactions financières et à des chèques bancaires.

 

Dans un communiqué relayé par l'Agence de presse marocaine, le Cabinet royal a indiqué que le roi Mohammed VI avait reçu une demande de la cheffe du gouvernement visant à relever Khayir de ses fonctions ministérielles.

 

Le communiqué précise que le souverain a accepté cette demande « conformément aux dispositions de l'article 47 de la Constitution », sans fournir de précisions sur les motifs de cette décision.

 

Selon des médias locaux, notamment les sites privés Al-Omq et Hespress, cette décision intervient après la circulation, samedi, sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée, d'un certificat médical attribué à Khayir, daté de juin 2004.

 

D'après les mêmes sources, la diffusion de ce document, contenant des allégations relatives à l'état de santé de l'ancienne ministre à l'époque, a coïncidé avec la résurgence d'accusations concernant une ancienne affaire judiciaire dans la ville de Béni Mellal, dans le centre du pays.

 

Cette affaire porterait sur des plaintes qui auraient été déposées par des commerçants en bijouterie au sujet de transactions financières et de chèques bancaires. Le certificat médical attribué à Khayir aurait figuré parmi les documents présentés dans le cadre de cette procédure.

 

Selon ces mêmes informations, le dossier aurait fait l'objet d'enquêtes et de procédures judiciaires à l'époque, avant de refaire surface à la suite de la nomination de Khayir au sein de la nouvelle équipe gouvernementale.

 

Toutefois, les informations publiées ne comportent aucune confirmation officielle de l'authenticité du document en circulation ni de l'issue des procédures judiciaires évoquées.

 

Par ailleurs, le Cabinet royal n'a établi aucun lien entre ces allégations et la décision de relever la ministre de ses fonctions.

 

Vendredi, le souverain marocain avait présidé, au Palais royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, dont faisait partie Khayir.

 

Députée du Parti de l'Istiqlal, l'une des formations de la coalition gouvernementale, Khayir représentait la région de Béni Mellal-Khénifra et avait siégé à la Commission des finances et du développement économique avant son entrée au gouvernement.

 

À la suite de son départ, le nombre de femmes au sein du nouvel exécutif, dirigé pour la première fois dans l'histoire du Maroc par une femme, passe de sept à six, cheffe du gouvernement comprise, soit le même nombre que dans le précédent gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch.

 

Mansouri dirige une coalition gouvernementale composée de quatre partis : le Parti authenticité et modernité (PAM), le Parti de l'Istiqlal (PI), l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).

 

Le 29 septembre dernier, le roi Mohammed VI avait chargé Mansouri de former un nouveau gouvernement, après la victoire de son parti, le PAM, aux élections législatives, avec 97 sièges.

 

Le scrutin s'était tenu le 23 septembre, tandis que les résultats définitifs avaient été annoncés le 25 du même mois. [AA]

 
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