Mali : l’armée reconnaît des pertes à Dioura, des militaires capturés appellent à leur libération

Lundi 21 Septembre 2026

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont enregistré des pertes dans leurs rangs au cours des combats qui ont duré plus d’une semaine dans le secteur de Dioura, dans le centre du Mali, a indiqué samedi l’État-Major Général des Armées, sans communiquer de bilan chiffré.

 

Dans un communiqué, l’armée malienne précise que les FAMa, appuyées par leurs partenaires, poursuivent les opérations de « surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national » dans le cadre de l’opération Dougoukoloko.

 

Selon le communiqué, les unités engagées à Dioura ont poursuivi, samedi 19 septembre, des « frappes ciblées contre les positions ennemies résiduelles » aux abords de la garnison militaire et dans la périphérie de la ville. Ces frappes auraient infligé « de lourdes pertes humaines et matérielles aux groupes terroristes » et contribué à « désorganiser leur dispositif », affirme l’état-major.

 

Dans le même temps, une opération aéroterrestre combinant des actions offensives et des rotations d’hélicoptères de transport a permis l’évacuation de deux compagnies des FAMa qui tenaient la garnison.

 

L’État-Major Général des Armées salue à cet égard la « bravoure et la détermination exemplaires » des militaires engagés dans la défense de la position, estimant que, malgré « les conditions difficiles de leur engagement opérationnel », ces soldats « écrivent une nouvelle page de l’histoire militaire de notre pays ».

 

Des militaires tombés au champ d’honneur

 

Au cours de cette opération, qui a duré plus d’une semaine, « certains de nos frères d’armes sont malheureusement tombés au champ d’honneur », reconnaît l’état-major, sans préciser le nombre de militaires tués.

 

L’armée affirme en revanche avoir infligé « des pertes importantes » aux assaillants, qu’elle identifie comme étant composés d’éléments du Front de libération de l’Azawad (FLA), du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que de combattants étrangers.

 

L’État-Major Général des Armées accuse également « certains pays » de soutenir et d’armer les combattants impliqués dans les affrontements, les présentant comme des « pays qui soutiennent le terrorisme ».

 

L’état-major présente ses « condoléances aux familles des héros tombés avec gloire pour la défense de la Patrie » et rend hommage aux militaires qui « poursuivent la lutte pour la liberté et la dignité ».

 

Il précise par ailleurs que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent afin de « ramener sains et saufs les camarades retenus en otage ».

 

Un bilan toujours en cours d’établissement

 

Parallèlement, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre plusieurs hommes se présentant comme des militaires maliens capturés à Dioura. Dans la vidéo, ils affirment avoir été capturés après environ trois heures de combats et appellent les autorités maliennes à négocier leur libération.

 

Parallèlement aux opérations de recherche et de sauvetage, les forces maliennes poursuivent leurs opérations de surveillance et de reconnaissance dans l’ensemble du secteur.

 

Celles-ci doivent permettre, selon l’armée, « d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle ».

 

L’État-Major Général des Armées réaffirme ainsi sa « détermination » à poursuivre, « avec rigueur et professionnalisme », les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national et appelle les populations à maintenir « leur soutien et leur confiance aux forces engagées ».

 

En l’absence de bilan chiffré officiel, l’ampleur exacte des pertes subies par les FAMa à Dioura demeure inconnue. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent notamment pour déterminer le sort des militaires portés disparus ou retenus en otage. [AA]

 
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