De nouvelles inquiétudes entourent la sécurité du président de la Refondation, Michaël Randrianirina. Des tirs ont été entendus vendredi soir dans le quartier d’Ivandry, à Antananarivo. Selon des informations communiquées par la Présidence de la Refondation, deux drones présentés comme potentiellement explosifs auraient été aperçus en train de suivre le convoi présidentiel alors que le chef de l’État regagnait son domicile. Un drone aurait déjà suivi le cortège la veille.
« Les éléments de la garde présidentielle ont ouvert le feu sur les drones qui, en prenant davantage d’altitude, ont pu s’éloigner », a indiqué la Présidence. Selon la même source, l’un des deux appareils aurait disparu tandis que l’autre aurait continué à suivre le convoi. Malgré cet incident, le président Randrianirina a pu regagner sa résidence. Les mesures de sécurité ont depuis été renforcées autour de son domicile. « Les responsables de la sécurité ont déjà entamé les investigations afin d’identifier la provenance de ces drones », a ajouté la Présidence.
Il y a près de trois mois, le 15 avril, la Présidence avait déjà fait état de menaces d’assassinat visant le chef de l’État. Selon Harry Laurent Rahajason, directeur de la communication auprès de la Présidence de la Refondation, cinq drones thermiques auraient été aperçus en train de survoler la résidence présidentielle à Antananarivo dans la nuit du 12 au 13 avril.
Il s’agissait alors de la troisième communication officielle évoquant un projet d’attentat contre le président Randrianirina, arrivé au pouvoir le 17 octobre 2025 à la suite du départ de l’ancien président Andry Rajoelina après les mouvements de contestation menés par la « Gen Z ».
Selon les autorités, au moins une quinzaine de personnes ont déjà été placées en détention provisoire dans le cadre de la première affaire de tentative d’assassinat visant le chef de l’État. [AA]