Le ministère de la Justice américain a annoncé mercredi 9 septembre 2026 avoir participé au démantèlement de 13 centres d’arnaque en ligne établis à Madagascar et gérés par des ressortissants chinois. Ceux-ci pratiquaient le « scamming », une escroquerie destinée à tromper des internautes pour leur voler de l’argent ou leurs données personnelles.
L’opération, menée conjointement avec les autorités malgaches et chinoises, a permis de remonter tout un réseau criminel transnational. 500 escrocs ont été arrêtés à travers le monde, dont une centaine sur la Grande Île, qui vont être transférés vers leur pays. La présence d’Américains parmi les victimes de ce réseau criminel transnational a poussé les États-Unis à enquêter conjointement avec les autorités malgaches et chinoises.
« Plusieurs agents du FBI et un représentant du ministère de la Justice américain sont venus à Madagascar en août », indique Tahindro Prospero Ranaivoson, le directeur de la coopération judiciaire internationale au ministère de la Justice.
Selon ce magistrat, 160 ressortissants chinois ont été condamnés sur la Grande Île ces derniers mois dans cette affaire avant d’être incarcérés à la maison centrale d’Avaradrano. Mais tous devront purger leurs peines, s’échelonnant de deux à dix ans de prison, dans leur pays.
Ceci est le résultat d’une coopération menée avec Interpol et l’ambassade de Chine à Antananarivo. Un premier transfèrement de cinquante détenus vers la Chine a été organisé lundi, deux autres suivront dans les prochains jours. Certains d’entre eux étaient recherchés par les autorités chinoises pour des infractions commises avant leur entrée à Madagascar, rendue possible par l’utilisation de faux motifs de séjour. [RFI]