Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad entrent dans une « phase critique »

Samedi 11 Avril 2026

Le Serena Hotel, lieu des pourparlers entre Iraniens et Américains dans la capitale pakistanaise, Islamabad (Photo : DR)

Les pourparlers en sont à leur huitième heure. Il s'agit probablement de la plus longue négociation à ce jour. D'après ce que nous rapportent les Pakistanais, ceux-ci continuent de plaider en faveur d'une plus grande souplesse de la part des deux parties. Des progrès ont été réalisés, selon les sources avec lesquelles nous avons pu nous entretenir depuis l'intérieur de la salle.

 

D'après nos informations, plusieurs volets seront abordés : la sécurité, la diplomatie [et] l'économie. Un autre sujet évoqué depuis Washington concerne la libération de prisonniers. Les Pakistanais s'efforcent de mettre en place des mesures de confiance dans tous ces domaines.

 

Nos sources nous indiquent que ce troisième cycle se trouve à un stade critique, mais il semble y avoir un manque de souplesse de la part des Américains – c'est du moins ce qu'affirment les sources iraniennes. Ces dernières se disent prêtes à faire des concessions sur certains points, mais les exigences qui leur sont présentées, notamment concernant le détroit d'Ormuz, sont maximalistes.

 

Les sources pakistanaises ont bon espoir que ces pourparlers aboutissent à quelque chose. Ce que cela prendra – qu’il s’agisse d’une prolongation du cessez-le-feu, du maintien de la libre circulation dans le détroit d’Ormuz ou d’une avancée plus substantielle sur le programme nucléaire – reste à voir.

 

Je m’entretenais avec un diplomate il y a quelques heures à peine, et il m’a dit que la meilleure diplomatie se mène à huis clos. Si la diplomatie se fait à coups de gros titres, elle a très peu de chances de réussir.

 

Au bout de huit heures, les informations filtrent au compte-gouttes, mais tout ce qui est concret reste du domaine de la spéculation et reste sensible. Une interdiction de parler a également été imposée aux responsables politiques pakistanais, de sorte que les hôtes ne laissent transparaître aucune information.

Nous attendons une conférence de presse depuis l'hôtel Serena, où ces pourparlers se poursuivent.
[Al-Jazeera]

 
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