Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme que des centaines de personnes ont été tuées ou blessées lors de la dernière phase de son opération de représailles « Vraie Promesse 4 » ; l’équation de la guerre a bel et bien changé en faveur de la RII.
Dans un communiqué publié samedi 22 mars, le CGRI a annoncé que la 73e vague de l’opération a visé le nord et le sud des territoires palestiniens occupés par Israël ; les frappes ont été menées en hommage au courage des martyrs de la défense aérienne, à l’aide de systèmes de missiles et de drones opérés par les forces aérospatiales du CGRI.
Selon le CGRI, des installations militaires et des centres de sécurité à Arad, Dimona, Eilat, Beer-Sheva et Kiryat Gat ont été touchés, à la suite de l’effondrement des systèmes de défense aérienne israéliens.
Des bases militaires américaines dans la région ont été également visées, entre autres Ali al-Salem au Koweït ainsi qu'al-Minhad et al-Dhafra aux Émirats arabes unis.
La 73e vague de l’opération « Vraie promesse 4 » s’est effectuée à l’aide des missiles de précision sophistiqués Fattah, Qadr et Emad, ainsi que des drones d'attaque.
Rapports sur le bilan des morts et blessés malgré les restrictions imposées aux médias
Le communiqué du CGRI indique que plus de 200 personnes ont été tuées ou blessées aux premières heures de la dernière phase de la riposte iranienne, conformément aux rapports parvenus depuis les zones touchées bien que les autorités sionistes aient intensifié la pression sur les journalistes et les témoins oculaires afin de censurer la couverture médiatique des dégâts et des chiffres relatifs aux morts et blessés des frappes de la RII.
Parallèlement, les Gardiens de la révolution ont salué les « efforts louables » des combattants du Hezbollah libanais qui défendent l'intégrité territoriale du Liban, ouvrant un « front de bataille intense et sous haute pression » contre les zones nord et centre des territoires occupés. Le communiqué a aussi adressé ses félicitations au peuple libanais et aux musulmans de la région.
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a par ailleurs averti les colons illégaux dans les territoires palestiniens occupés de la situation « désastreuse et désespérée » actuelle, due aux politiques incendiaires du cabinet de guerre du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
La sécurité des colons, a-t-il ajouté, est particulièrement compromise dans les zones où des installations nucléaires et militaires sont situées à proximité de zones résidentielles.
L’équation de la guerre change
Le CGRI a conclu en affirmant que « les équations de la guerre évoluent rapidement » et que le contrôle de la défense des territoires occupés par l'armée israélienne était « en train de s'effondrer ».
Ce communiqué est intervenu après que, malgré la censure généralisée du bilan réel d'une frappe de missile iranienne visant Dimona, des informations locales ont indiqué que des ,dizaines de personnes ont été tuées.
La ville est connue pour être dotée d'un dispositif de protection extrême en raison de la présence, à proximité, du tristement célèbre réacteur nucléaire de Dimona du régime sioniste.
La capitale israélienne Tel-Aviv en feu sous les missiles iraniens
Des sources officielles ont fait état d'une cinquantaine de blessés. Cependant, le déploiement de dizaines d'ambulances et de plusieurs hélicoptères militaires pour évacuer les personnes touchées laisse penser que les témoignages locaux pourraient être plus proches de la réalité.
Parallèlement, le journal israélien Yedioth Ahronoth a rapporté qu'en raison des représailles iraniennes, le « front intérieur » du régime a connu sa « nuit la plus difficile » depuis le 28 février. Ce jour-là, les forces armées de la République islamique ont lancé des contre-attaques implacables et décisives en riposte à la dernière agression non provoquée de Tel-Aviv et de Washington contre le territoire iranien. [Press TV]