Les conséquences économiques mondiales de la guerre américano-israélienne contre l'Iran

Vendredi 13 Mars 2026

Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 22H30 GMT, au 14e jour de la guerre au Moyen-Orient:

 

Le Brent se maintient au-dessus de 100 dollars

 

Le prix du baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, a terminé vendredi pour la deuxième séance d'affilée au-delà de 100 dollars.

 

Depuis le premier jour de guerre au Moyen-Orient, son cours s'est envolé de plus de 42%, passant de 72,48 dollars le 27 février - quelques heures avant les premières frappes américano-israéliennes en Iran - à 103,14 dollars vendredi à la clôture.

 

Son équivalent américain, le baril de WTI, s'est envolé de plus de 47% depuis le début du conflit, à 98,71 dollars.

 

Pas de panique boursière pour le moment

 

Les Bourses mondiales ont terminé en baisse vendredi, plombées par la crainte d'une accélération de l'inflation, sans toutefois céder à la panique face à la flambée des prix du pétrole.

 

A New York, le Dow Jones a cédé 0,26%, le Nasdaq a reculé de 0,93% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,61%.

 

Les indices américains ont connu un recul modéré depuis le début du mois: d'environ 3,6% pour le S&P 500 et 4,9% pour le Dow Jones, au plus bas depuis novembre.

 

Même dynamique en Europe: Paris a perdu 0,91%, Londres 0,43%, Milan 0,31% et Francfort a cédé 0,60%. Soit entre -5% et -7% depuis le début de la guerre.

 

La situation sur les marchés n'est "pas si catastrophique" mais "peut dégénérer à tout moment", estime Andrea Tueni, responsable des activités marché de Saxo Bank.

 

Le dollar au plus haut depuis août

 

Le dollar poursuit sa progression vendredi, porté comme depuis bientôt deux semaines par la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole.

 

"L'aversion au risque reste le principal facteur déterminant de l'évolution des marchés à l'approche du week-end", soulignent les analystes de Scotiabank.

 

Dans ces conditions, la devise américaine profite à plein régime de son statut de valeur refuge: vers 22H00 GMT, le billet vert prenait 0,83% face à la monnaie unique européenne, à 1,1417 dollar pour un euro, un niveau plus vu depuis le mois d'août.

 

Il se renforçait aussi de 0,87% vis-à-vis de la livre sterling, à 1,3230 dollar.

 

Washington autorise l'importation d'engrais vénézuéliens

 

Le gouvernement américain a autorisé vendredi l'importation d'engrais en provenance du Venezuela, alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix de ces produits nécessaires à la production agricole.

 

Les Etats-Unis ont publié de nouvelles licences dans le cadre de l'allègement des sanctions pesant sur le secteur énergétique vénézuélien.

 

Ce changement intervient alors que la guerre bloque le transport de fertilisants via le détroit d'Ormuz, par lequel transite notamment un tiers des engrais transportés par voie maritime.

 

Les taux obligataires grimpent

 

Le taux d'emprunt allemand à 10 ans, référence européenne, a atteint 2,98%, contre 2,95% la veille en clôture, son plus haut depuis fin 2023.

 

Son équivalent français était de 3,67%, son niveau le plus haut depuis 2011. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

 

Dans ce contexte, la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) sera particulièrement scrutée par les investisseurs jeudi prochain, tout comme celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) la veille.

 

L'or s'érode

 

Le cours de l'or a continué de s'éroder cette semaine, les investisseurs lui préférant le dollar comme valeur refuge.

 

Depuis le début de la guerre il y a près de deux semaines, l'or a perdu près de 4,4% de sa valeur. L'argent, aussi traditionnellement considéré comme une couverture contre le risque, a chuté d'environ 15%.

 

Vendredi, vers 22H00 GMT, l'once d'or (31,1 g) s'échangeait à 5.018,67 dollars, contre 5.171,74 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

 

Six millions de passagers aériens touchés

 

Plus de six millions de passagers aériens au départ ou à destination du Moyen-Orient ont vu leurs vols annulés depuis le début de la guerre il y a deux semaines, a estimé vendredi une société spécialisée.

 

Selon Cirium, fournisseur de données sur le trafic aérien, plus de 52.000 vols ont été supprimés entre le 28 février, date du début des bombardements américano-israéliens contre l'Iran, et vendredi, sur plus de 98.000 prévus. [AFP]

 
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