Les électeurs éthiopiens étaient appelés aux urnes, lundi 1er juin, pour élire leurs députés qui désigneront, à leur tour, le futur Premier ministre du pays, poste auquel le chef du gouvernement sortant, Abiy Ahmed, au pouvoir depuis 2018, espère bien être reconduit avec son Parti de la prospérité.
Si le scrutin à un tour s’est globalement déroulé dans le calme à Addis Abeba et dans plusieurs régions du pays, l’insécurité qui règne dans la région Amhara y a, en revanche, perturbé le vote.
Alors que 143 bureaux n’ont pas pu ouvrir en raison de « problèmes de sécurité », selon la Commission électorale, plusieurs incidents sont survenus en Amhara, précise de son côté la Coalition des organisations de la société civile éthiopienne pour les élections (CECOE), qui surveille le scrutin.
Les opérations de vote ont notamment été interrompues dans la matinée dans plusieurs districts de la région, après des coups de feu tirés aux alentours des bureaux de vote. De leur côté, les principaux partis d’opposition dénoncent la tenue d'un scrutin inéquitable. En cause notamment : les restrictions décrétées contre certains candidats, mais aussi l’absence de compétition dans plusieurs circonscriptions.
Ezema - le parti le mieux représenté - n'a ainsi pu présenter que 300 candidats environ dans les 501 circonscriptions du pays, situation qui a conduit son président, Eyob Mesfin, a faire savoir que sa formation ne reconnaîtrait les résultats du vote que si « le processus est démocratique, équitable et libre ». [RFI]