Le trafic de bois de rose au cœur des tensions à la frontière entre la Gambie et la Casamance

Lundi 31 Janvier 2022

En Gambie, après la mort de deux soldats sénégalais et la disparition de 9 autres dans des affrontements au sud du pays, de nombreuses questions restent en suspens. Selon l’état-major à Dakar, les assaillants étaient à bord d’un camion transportant du bois. Une ressource naturelle très convoitée dans la région. Les trafiquants l’appellent « l’ivoire de la forêt », le bois de rose est un arbre rare particulièrement demandé en Chine, découpé illégalement en Casamance et qui transite par le port de Banjul, là aussi de manière illicite.
 
Et pourtant, en 2017, le Sénégal et la Gambie ont tous deux signé un traité international pour la protection de ce bois lorsqu’il fut reconnu comme étant « en voie de disparition ». Mais d’un côté les rebelles du MFDC, mouvement indépendantiste casamançais, en ont fait leur principale source de revenus. Et de l’autre : les autorités gambiennes continuent de délivrer des licences de transit aux transporteurs de bois, comme l’explique Omar Malmo Junior, de l’ONG gambienne Green up active sur la reforestation. (RFI)
Nombre de lectures : 119 fois