Le siège national de La France Insoumise (LFI), a été évacué ce mercredi en fin de matinée suite à une alerte à la bombe, a annoncé le coordinateur national du mouvement de gauche, Manuel Bompard, dans une publication sur le réseau social X.
« Les service de police sont sur place » et « l’ensemble des salariés et des militants sont en sécurité » a précisé le député insoumis.
De son côté, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée Nationale, Mathilde Panot, a confirmé l’information en rappelant le contexte particulièrement tendu dans lequel intervient cette alerte.
« Après les dégradations de nos permanences, les menaces de mort et de viol contre nous, je veux dire solennellement à ceux qui ne cessent de nous cibler : votre responsabilité est immense. À ceux qui pensent nous intimider : nous ne céderons pas et jamais vous n’arriverez à bout de nous ! » a-t-elle réagi dans un message diffusé sur X.
Depuis le décès de Quentin Deranque le 12 février dernier en marge d’une rixe opposant des militants nationalistes d’extrême droite, à des militants anti-fascistes, LFI fait l’objet d’une offensive politique particulièrement intense, avec de nombreux responsables et partis qui accusent le mouvement de porter une responsabilité morale dans le drame.
Ce mercredi matin, les services enquêteurs avaient procédé à l’interpellation de 11 personnes dont 9 arrêtées mardi, dans le cadre de l’enquête ouverte pour « homicide volontaire » par le parquet de Lyon.
Parmi les interpellés, figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis du Vaucluse, Raphaël Arnault, connu pour avoir fondé le groupe anti-fasciste « Jeune Garde », dissous il y a plusieurs mois par le ministère de l’Intérieur.
Dans le détail, la mort de Quentin est intervenue alors que des militants d’ultra-droite dont le collectif Némésis se sont organisés à Lyon pour protester contre la présence de l’euro-députée Rima Hassan venue participer à une conférence. Sur place, ils se sont retrouvés face à des militants anti-fascistes et des violences ont éclaté, conduisant à la mort de Quentin Deranque. [AA]