Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fait référence à un document officiel qatari soumis à l’Union internationale des télécommunications (UIT), confirmant que les opérations défensives légitimes de la République islamique d’Iran contre les forces américaines stationnées sur le territoire qatari visaient exclusivement des installations militaires américaines.
Dans un message publié jeudi sur X, M. Baghaï a fait état de la contribution du Qatar à une session extraordinaire du Conseil de l’UIT, au cours de laquelle il a été affirmé que les frappes iraniennes « visaient des installations militaires américaines. […] Aucune zone civile n’a été ciblée. »
Le document, établi dans le cadre d’une évaluation des risques liés à la sûreté et à la sécurité, indiquait que « la quasi-totalité des attaques visaient des installations militaires américaines, à l’exception d’une attaque contre les installations gazières de Ras Laffan le 18 mars ».
Il ajoutait qu’aucune zone civile n’avait été visée et estimait faible le niveau de risque actuel pour la sécurité du Qatar lié aux opérations en cours.
M. Baghaï a déclaré que la seule exception citée par le Qatar concernait des installations qui servaient l’agression militaire américaine contre l’Iran. « Il convient toutefois de rappeler que les installations frappées ce jour-là servaient l’agression militaire américaine contre l’Iran », a-t-il écrit.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a établi un contraste saisissant avec la politique de violence aveugle menée de longue date par Washington.
« Cela contraste fortement avec le long passif des États-Unis en matière d’attaques délibérées contre des cibles civiles : écoles, hôpitaux, quartiers résidentiels, cérémonies de mariage, ponts, etc. », a-t-il poursuivi.
M. Baghaï a ajouté qu’il existe « une différence considérable entre une nation civilisée qui a compris l’importance d’adhérer aux principes moraux et humanitaires, même dans les circonstances les plus difficiles, et des dirigeants bellicistes qui ne respectent ni l’État de droit ni l’éthique dans l’exercice de leur pouvoir ».
Ces remarques interviennent alors que la République islamique d’Iran continue d’exercer son droit inhérent à la légitime défense contre la guerre d’agression non provoquée américano-israélienne.
Les forces armées iraniennes ont mené des frappes de représailles précises contre des bases et des installations militaires américaines dans toute la région, utilisées pour attaquer le territoire iranien, y compris des installations situées au Qatar.
Téhéran a clairement souligné à plusieurs reprises que ses opérations ne visaient que les cibles militaires de l’agresseur et ne constituaient aucune menace pour les pays voisins ni pour leurs populations civiles.
Les autorités iraniennes ont insisté sur les liens fraternels avec le Qatar, tout en se réservant le droit de répondre à tout usage du territoire ou de l’espace aérien qatari pour mener des attaques contre l’Iran.
Les dernières attaques américaines ont notamment visé des rassemblements civils en Iran, dont une cérémonie de mariage à Sirik, dans la province du Hormozgan, un acte que des responsables du ministère iranien des Affaires étrangères ont qualifié de crime de guerre et de signe du déclin moral des États-Unis.
Les autorités iraniennes ont toujours souligné que les forces iraniennes faisaient la distinction entre les cibles militaires et civiles, conformément au droit international humanitaire et aux principes islamiques. Par contre, les États-Unis ont un long passif en matière de bombardements d’infrastructures civiles et de rassemblements, de l’Afghanistan au Yémen, et désormais en Iran même. [Press TV]