Le Liban fait état de plus de 1 500 morts dans les frappes israéliennes depuis début mars

Mardi 7 Avril 2026

Israël veut, depuis plusieurs semaines, établir une "zone de sécurité" dans le sud du Liban, à une trentaine de kilomètres de la frontière, afin d'empêcher tout tir de roquettes, drones ou missiles du Hezbollah.

Les frappes israéliennes au Liban ont tué 1 530 personnes depuis la reprise des combats entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a déclaré le ministère de la Santé libanais. Ce nouveau bilan, publié mardi 7 avril, fait état de 102 femmes, 130 enfants et 57 membres du personnel médical tués, mais aussi 4 812 blessés. 

 

L'armée israélienne a parallèlement annoncé, par l'intermédiaire d'un communiqué militaire, avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" contre les combattants du Hezbollah. Les forces israéliennes ont "achevé leur déploiement sur la 'ligne antichar' et poursuivent leurs opérations dans la zone afin de renforcer la ligne de défense avancée et d'éloigner la menace qui pèse sur les habitants du nord [d'Israël]".

 

L'armée israélienne n'a pas donné de précision géographique sur le point d'avancée maximum de ses soldats en territoire libanais. Plusieurs journaux israéliens expliquent que l'état-major n'a pas l'intention à ce stade de pousser l'avancée des troupes au-delà d'une vingtaine de kilomètres au nord de la frontière entre les deux pays. 

 

Une source militaire libanaise a déclaré à l'AFP que l'armée israélienne avait progressé sur trois axes "entre cinq et neuf km" le long de la côte libanaise. L'armée israélienne s'est installée sur des hauteurs qui surplombent les secteurs où elle s'est avancée, notamment à Bayada, a assuré une source sécuritaire sur le terrain à l'AFP.

 

Le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'Israël avait l'intention d'établir une "zone de sécurité" dans le sud du Liban, jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière israélo-libanaise afin d'empêcher tout tir de roquettes, drones ou missiles du Hezbollah sur le nord d'Israël. Les missiles antichars ont une portée évaluée à une dizaine de kilomètres. (franceinfo)

 

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