Le Gabon et la Guinée équatoriale ont formellement clos mardi 28 juillet 2026, au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, leur différend territorial autour de l’île de Mbanié et des îlots de Cocotiers et Conga, après plusieurs décennies de contentieux.
L’accord, signé par le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeón Oyono Esono Angue, et le président du Conseil constitutionnel gabonais, Dieudonné Aba’a Owono, engage les deux États à respecter la décision rendue en mai 2025 par la Cour internationale de justice(CIJ), la plus haute juridiction des Nations unies.
Le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, a également apposé sa signature au bas du texte, saluant une résolution obtenue par le dialogue d’un "différend frontalier qui n’a que trop duré". Il a rendu hommage au leadership des présidents équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, estimant que leur démarche constituait un exemple de règlement pacifique des différends sur le continent. ...
À l’origine du litige se trouve un traité conclu en 1900 à Paris entre la France et l’Espagne, alors puissances coloniales, qui définissait les limites de leurs possessions respectives dans la région. Le texte attribuait notamment à l’Espagne la souveraineté sur les îlots aujourd’hui disputés.
Devenu indépendant en 1968, l’État équato-guinéen a ensuite considéré que ce titre juridique lui avait été transmis avec la souveraineté espagnole. Le Gabon contestait cette interprétation et soutenait qu’un accord conclu en 1974 entre les deux États indépendants, la convention de Bata, avait établi sa souveraineté sur les trois îlots.
Saisie conjointement par Libreville et Malabo, la CIJ devait principalement déterminer la validité et la portée juridique des différents instruments invoqués par les deux parties. [Africanews avec AFP]