Le Fonds de développement de la microfinance islamique va générer environ 25 000 emplois (banquier)

Mardi 21 Avril 2026

Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a procédé, mardi, à Dakar, au lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI), une initiative qui va générer quelque 25 000 emplois, selon un représentant de la Banque islamique de développement (BID), l’un des partenaires financiers du Sénégal.

 

‘’Le lancement du FDMI est le carburant qui viendra nourrir cette flamme d’espoir allumée. Par la solidarité, l’éthique dans les affaires et le travail acharné, cet instrument permettra de transformer notre économie’’, a promis M. Dione.

 

Le Fonds de développement de la microfinance islamique va contribuer à ‘’la réduction de la pauvreté’’ au Sénégal en offrant ‘’une alternative de financement crédible et viable’’ au monde rural et aux habitants des zones périurbaines et urbaines, a-t-il assuré.

 

À cause de son fonctionnement et de ses taux d’intérêt, le système bancaire classique exclut une partie des Sénégalais, a signalé Alioune Dione, ajoutant que le FDMI et son mode de fonctionnement – basé sur la finance islamique – sont très incitatifs.

 

Le Fonds de développement de la microfinance islamique va fonctionner grâce à une ‘’gouvernance rigoureuse’’, qui va ‘’garantir la transparence et l’efficacité de ses interventions’’, a-t-il promis.

 

Le FDMI est ‘’un outil de justice sociale’’, selon le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, qui exhorte les institutions de microfinance à saisir les opportunités de la finance islamique pour diversifier leurs offres et satisfaire ‘’une demande populaire forte et légitime’’.

 

M. Dione invite les jeunes surtout à constituer des coopératives productives et solidaires pour tirer profit de la finance islamique et du Fonds de développement de la microfinance islamique.

 

Le directeur régional de la BID, Nabil Ghalleb, pense qu’‘’une gouvernance irréprochable, une coordination fluide entre les acteurs et une mobilisation intelligente des ressources’’ sont indispensables à la réussite du FDMI.

 

‘’Il ne s’agit pas seulement de financer, mais de structurer’’ aussi les établissements pratiquant la finance islamique, ‘’en renforçant les capacités des acteurs et en mobilisant des ressources de manière cohérente et durable’’, a souligné M. Ghalleb lors du lancement de ce fonds.

 

Diversifier les financements, attirer des partenaires et mettre en œuvre de nouveaux projets et programmes

 

Les activités du FDMI vont générer 50 000 micro-entrepreneurs et créer 25 000 emplois, a-t-il assuré.

 

Le Fonds de développement de la microfinance islamique va aider à réparer ‘’les injustices sociales’’ dont sont victimes des clients des banques classiques, a promis le président de son conseil de surveillance, Papa Leyti Ndiaye.

 

L’État du Sénégal ne fournira que 13 % du FDMI, a-t-il signalé, estimant qu’il va falloir procéder à ‘’une diversification des partenariats’’. Des initiatives prometteuses ont déjà été entamées pour y arriver, d’après M. Ndiaye.

 

‘’Le FDMI est doté d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion qui lui confèrent une grande flexibilité et une bonne capacité d’action’’, a assuré son administrateur, Abdou Diaw.

 

Le FDMI va encourager l’innovation de la finance islamique sénégalaise et développer des produits adaptés aux besoins de la clientèle, selon M. Diaw.

 

Il assure que le fonds va en même temps ouvrir de nouvelles perspectives en termes de mobilisation de ressources financières, diversifier les financements, attirer des partenaires et mettre en œuvre de nouveaux projets et programmes.

 

Le président de l’Association professionnelle des institutions de microfinance, Mamadou Lamine Diouf, s’est réjoui de la création du FDMI et de son lancement.

 

Il est d’avis que ce fonds est un ‘’véritable levier de transformation des institutions de microfinance’’. [APS]

 
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