La création du poste de vice-président de la République a été approuvée le 4 avril 2026 par le Parlement réuni en congrès à Yaoundé. Selon cette réforme, il sera nommé par le président de la République et aura la charge de diriger le pays en cas de vacance du pouvoir.
Adoptée par 205 voix pour (il y en a eu 16 contre), la réforme permettra au vice-président de diriger le pays à la place du président Paul Biya, doyen des chefs d’État dans le monde et âgé de 93 ans.
Issa Tchiroma Bakary, en exil en Gambie, qui continue de se présenter comme le « président légitime », a qualifié cette réforme de « violation des principes démocratiques » et de « dérive monarchique du pouvoir illégitime », ce 3 avril sur Facebook. De son côté, Maurice Kamto a dénoncé un « coup d’État institutionnel et constitutionnel », dans une vidéo publiée sur le même réseau social.
La création de ce poste de vice-président s’inscrit dans un mouvement de recomposition des institutions: mi-mars, les présidents des deux chambres du Parlement ont été remplacés. [Jeune Afrique avec AFP]