La WAES condamne l'agression sans cause du journaliste nigérian Mohammed Adamu par la police de Bauchi

Lundi 23 Mars 2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le journaliste nigérian Mohamed Adamu, le tète et le visage ensanglantés après avoir été battu par des policiers de l'Etat de Bauchi

(Accra, Ghana, 22 mars 2026) - La West Africa Editors Society (WAES) condamne sans réserve l'agression sans cause du journaliste nigérian Mohammed Adamu par la police de Bauchi. 

 

La WAES est consternée par le comportement des policiers de Bauchi qui ont agressé le journaliste, qui travaille pour Albarka Radio dans l'État de Bauchi. Le comportement des policiers est contraire à l'éthique professionnelle, inacceptable et condamnable par toute personne sensée au sein de la société. 

 

Selon les informations dont dispose la WAES, les policiers ont agressé et blessé Mohamed Adamu alors qu’il couvrait les célébrations de l'Eid Durbar à Bununu, le siège de la zone de gouvernement local (LGA) de Tafawa Balewa. 

 

L'incident se serait produit à Tafawa Balewa au cours du week-end, suscitant de nouvelles inquiétudes quant à la sécurité des journalistes et à la liberté de la presse dans l'État. 

 

Adamu a déclaré qu’il était en compagnie d’autres professionnels des médias et d’un responsable de l’information pour couvrir les festivités lorsqu’il a été interpellé par un agent de police alors qu’il se rendait dans la zone réservée aux médias. 

 

« Nous étions dans le district de Bununu pour la célébration de l’Eid Durbar avec le responsable de l’information et d’autres professionnels des médias. Alors que je me rendais à l'endroit réservé aux journalistes, un agent de police m'a arrêté », a-t-il déclaré. 

 

Adamu a affirmé que l'agression avait été menée par le chef de la police du district, le commissaire Jamilu Kabir. Ce dernier, sans raison apparente, lui avait ordonné de partir, l’empêchant ainsi de faire son travail sur place. 

 

« Alors même que je lui disais que j’étais journaliste, il a commencé à me frapper. D’autres agents que je connaissais se sont joints à lui pour m’agresser. 

 

Beaucoup d’autres ont continué à me frapper et à me maltraiter », a-t-il ajouté. Mohamed Adamu a, depuis, été examiné et soigné à l’hôpital. Il a pu, ensuite, rentrer chez lui. 

 

Le porte-parole de la police de Bauchi, le commissaire Nafi’u Habib, a déclaré aux médias que la police avait été informée de l'incident et qu'elle mènerait une enquête et prendrait les mesures qui s'imposent. 

 

Les agents de police ont prêté serment de protéger la vie et les biens et de maintenir l’ordre public ; il est donc préoccupant que ce soient eux qui violent les droits des journalistes dans l’exercice de leur métier. 

 

Nous appelons les autorités de l’État de Bauchi à agir sans délai, à enquêter sur cette affaire grave et, si des agents sont reconnus coupables, à les traduire en justice. 

 

Les agents de police et tous les agents de sécurité de l'État doivent être conscients du rôle important que jouent les journalistes dans la société. 

 

Ces derniers accomplissent un travail essentiel en recueillant des informations et en informant le public. Ils doivent être protégés et soutenus pour faire leur travail, qui est d'intérêt public. 

 

Signé pour la WAES 

Emmanuel K. Dogbevi - Président par intérim 

 
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