La Russie dénonce une « persécution politique » après l'expulsion de la chroniqueuse Xenia Fedorova par la France

Jeudi 6 Aout 2026

La journaliste russe Xenia Fedorova

La Russie a dénoncé, jeudi, une « persécution politique de journalistes sur la base d'accusations fallacieuses » après la décision des autorités françaises d'expulser la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, rapportent les médias français.

 

« De telles actions sont incompatibles avec la rhétorique de la France concernant son attachement aux principes de la liberté d'expression », a déclaré le porte-parole adjoint du ministère russe des Affaires étrangères, Alexeï Fadeïev.

 

Il s'agit de la première réaction officielle de Moscou depuis la publication, fin juillet, d'un arrêté d'expulsion et d'une mesure de gel des avoirs visant la journaliste.

 

Pour l'heure, la France n'a pas encore réagi à ces déclarations.

 

Les autorités françaises accusent Xenia Fedorova d'être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » visant à « déstabiliser l'ordre public » en France. L'intéressée rejette ces accusations et affirme être visée en raison de ses opinions et de son activité de journaliste.

 

Lundi, le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours en référé-liberté introduit par la chroniqueuse contre son expulsion. Celle-ci se trouve toutefois déjà hors du territoire français et a indiqué qu'elle ne reviendrait en France qu'en l'absence de risque d'expulsion.

 

Installée en France depuis près de dix ans, Xenia Fedorova avait obtenu en août 2024 le renouvellement pour dix ans de son titre de séjour. Elle a dirigé RT France, filiale de la chaîne financée par l’État russe, jusqu’à sa liquidation en 2023. RT avait été interdite de diffusion dans l’Union européenne en mars 2022, après le début de la guerre en Ukraine.

 

Depuis 2025, elle intervient sur CNews et Europe 1, écrit dans JDNews et présente une émission consacrée au patrimoine orthodoxe. Plusieurs élus ont saisi l’Arcom au sujet de ses interventions, tandis que les dirigeants de Canal+ et de Lagardère Radio ont défendu sa présence à l’antenne au nom de la liberté d’expression et du pluralisme. [AA]

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