La Conférence des Nations unies sur l’eau, une opportunité de renforcer l’axe Abu Dhabi-Dakar (vice-ministre émirati)

Mercredi 28 Janvier 2026

La co-organisation de la Conférence des Nations unies de décembre 2026 est une opportunité pour le Sénégal et les Emirats arabes unis, de renforcer leurs relations bilatérales, estime le vice-ministre émirati chargé de l’Energie et du Développement durable, Abdulla Balalaa.

 

“La co-organisation de la Conférence des Nations unies sur l’eau est une opportunité pour les deux pays d’approfondir et de renforcer encore davantage leurs relations”, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS.

 

Le vice-ministre émirati chargé de l’Energie et du Développement durable a insisté sur les “relations bilatérales très solides” entre Dakar et Abu Dhabi, rappelant que les Émirats arabes unis sont “l’un des plus gros investisseurs au Sénégal”.

 

Il a insisté sur les liens d’amitié entre les deux pays, rappelant la visite que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avait effectuée aux Emirats arabes unis, mi-janvier 2026, précédée de celle du Premier ministre Ousmane Sonko, en septembre dernier.

 

“Nous avons été très heureux et ravis de voir le président de la République du Sénégal assister à la Semaine du développement durable d’Abu Dhabi”, a commenté M. Balalaa, saluant le discours que Bassirou Diomaye Faye avait prononcé à cette occasion.

 

Selon Abdulla Balalaa, les Emirats arabes unis et le Sénégal, co-organisateurs de la Conférence des Nations unies sur l’eau, prévue à Abu Dhabi du 2 au 4 décembre 2026, travaillent à l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD6) pour assurer l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène publique à l’horizon 2030.

 

“Les Émirats arabes unis et le Sénégal ont décidé de ne ménager aucun effort pour atteindre l’ODD 6”, a dit Abdulla Balalaa selon qui, cette Conférence est la première qui fera focus uniquement sur la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable numéro 6 de l’ONU.

 

M. Balalaa, chef de la délégation des Emirats arabes unis à la réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026, qui a pris fin mardi, à Dakar, a insisté sur le fait que le financement de l’eau est un déficit à relever.

 

”Lorsque nous parlons des mécanismes, plusieurs éléments doivent être pris en compte dont le financement. Il y a un déficit financier de plusieurs milliards en matière de financement de l’eau”, a-t-il fait observer.

 

Abdulla Ahmed Balalaa juge qu’il est difficile de mettre en place des normes et des réglementations efficaces dans les États membres.

 

“Nous faisons face à un déficit [de financement de l’eau] que nous voulons combler”, a-t-il ajouté, relevant que la priorité des Emirats arabes unis est de “veiller à ce que la question de l’eau figure toujours à l’ordre du jour international, au plus haut niveau politique”.

 

Dans cette perspective, les EAU ont “inlassablement œuvré, ces deux dernières années, pour que la problématique de l’eau soit davantage intégrée dans les différents processus multilatéraux”.

 

Il a signalé aussi que les Emirats arabes unis ont encore posé le débat, la semaine dernière, à Davos.

 

“Nous avons parlé de la Conférence des Nations unies sur l’eau lors du Forum économique mondial”, a-t-il signalé, appelant les décideurs politiques à davantage mesurer les enjeux de la maîtrise de l’eau.

 

“Nous, les Emirats arabes unis, sommes profondément convaincus qu’au niveau politique, les dirigeants doivent mieux comprendre l’importance de l’eau et son impact pour la paix et la sécurité, la croissance économique ou, bien sûr, le changement climatique pour la planète”, a plaidé Abdulla Ahmed Balalaa. [APS]

 
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