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La Chine socialiste exige à Mbappé le respect de sa démocratie populaire ! (Par Fodé Roland Diagne)

Vendredi 30 Octobre 2026

Kylian Mbappé

Mbappé n’est ni Maradona ni Socrates parce qu’il est idéologiquement formaté et bénéficiaire du capitalisme impérialiste, même s’il a dénoncé fort justement le racisme et l’extrême droite fasciste en France. L’Argentin Maradona a été victime de la mafia capitaliste italienne avant de rallier les positions anti-impérialistes des révolutionnaires sud-américains. Le brésilien Socrates, médecin footballeur, soutient toutes les campagnes électorales de la gauche brésilienne contre le fascisme. D’autres footballeurs, comme Yamal, Ronaldo, dénoncent ouvertement le génocide sioniste en Palestine. Le Sénégalais Sadio Mané soutient financièrement chaque famille de son village natal et investit pour créer des emplois à Bambali.

 

Ce qui est frappant dans la sortie infantile de Mbappé traitant de « dictateur chinois » l’immense libérateur communiste anticolonialiste fondateur de la Chine Populaire socialiste, c’est l’incroyable ignorance de l’histoire des peuples. Mbappé, enfant d’immigré, est victime du conditionnement abrutissant de la société individualiste de consommation capitaliste qui produit la pensée totalitaire selon laquelle « seule l’occident bourgeois est démocratique ». Ainsi, la « démocratie multipartite » est adulée, sous le régime de la monarchie parlementaire colonialiste Anglaise, du régime républicain néo-colonialiste français, du régime présidentiel esclavagiste et ségrégationniste US, malgré leur véritable nature de dictature de classe des possédants des moyens de production et d’échange et d’accaparement de la plus-value et des profits. Le bipartisme fait que les partis de droite, de gauche et fascistes des actionnaires milliardaires des grands trusts monopolistes à l’époque du stade suprême du capitalisme, l’impérialisme, se succèdent au pouvoir en faisant croire que le vote citoyen est l’expression du « pouvoir du peuple ».

 

Des jeunes footballeurs, c’est aussi le cas d’autres sportifs, des musiciens, des acteurs, artistes, etc, qui gagnent des milliards, abrutis par l’argent, répètent comme des perroquets à l'envi la leçon dictatoriale apprise par cœur à l’école, dans les sermons médiatiques, publicitaires, etc présentant tout autre système politique comme totalitaire. La majorité ne pense qu’à gagner de l’argent et se vautre dans l’égoïsme social de ce que certains nomment comme « l’ascenseur social sportif, artistique, musical » des opprimés « racisés » que sont ces noirs et arabes des équipes sportives, des groupes musicaux français, européens et étasuniens.

 

Or, l’histoire réelle dément cette chimère de « l’occident mère de la démocratie » parce que, bien avant les révolutions bourgeoises anglaise au XVIIéme siècle, étasunienne au XVIIIéme siècle, française au XVIIIéme siècle. Non seulement au XIXéme siècle, la Révolution Haïtienne fut indépendantiste et anti-esclavagiste alors que l’indépendance des USA fut esclavagiste, mais dès le XIIIéme siècle, la Charte du Mandé jetait les bases de l’égalité entre tous les humains en proclamant que « tout humain est un humain » et que « nul humain ne doit porter le morse », donc devenir esclave.

 

Mbappé, comme toutes ces célébrités, pour décoloniser leur mental, doivent aussi apprendre que :

 

- Mao et le Parti Communiste Chinois ont sorti le pays du colonialisme et du féodalisme ;

 

- Mao Ze Dong, en fondant la « démocratie nouvelle » de « l’alliance des quatre classes » (prolétariat, paysannerie, petite bourgeoisie intellectuelle et bourgeoisie nationale) excluait, à juste titre, de la démocratie les bourgeoisies apatrides compradores inféodées à la domination étrangère, ce qui a permis de mettre fin à la famine et de jeter les bases du développement des forces productives qui poursuivit par les « quatre modernisations » ont fait de la Chine actuellement la première puissance scientifique, technologique, industrielle du monde ;

 

- Mao Ze Dong a aussi initié la grande révolution culturelle prolétarienne (GRCP) contre l’embourgeoisement au sein du parti communiste en lançant les gardes rouges à l’assaut de la corruption sous le slogan « feu sur le quartier général », ce qui fait de la Chine populaire le pays qui punit sans pitié la corruption, les voleurs de deniers publics alors que la prétendue « démocratie » aux USA et en Europe fait la part belle aux Esptein, aux lobbys qui achètent ouvertement les élus, les ministres et présidents.

 

- Marx/Engels puis Lénine et Staline, ensuite Mao, Fidel, Che Guevara, Oncle Hô, Kim Il Sun, mais aussi Cabral, les leaders de l’UPC, du PAI, Lamine Arfan Senghor, Tiémoko Garang Kouyaté, Sankara ont compris la nécessité de forger une démocratie nouvelle populaire participative qui, même quand elle n’élimine pas la bourgeoisie en tant que classe sociale, la contraint, malgré ses milliards, à accepter sous le régime du pouvoir populaire la redistribution des richesses nationales qui a permis de sortir le milliards 400 millions de Chinois de la pauvreté en élevant le niveau de vie globale selon le niveau atteint par le développement des forces productives.

 

- Au contraire de certaines critiques attrape-nigaud, piège à cons, la révolution socialiste et à fortiori la révolution de démocratie populaire dirigée par le parti communiste brise l’appareil d’État bourgeois pour lui substituer l’État de l’alliance du prolétariat et de la paysannerie pauvre comme en URSS avec la révolution d’octobre 1917 ou l’État de démocratie populaire forgé sur l’alliance du prolétariat et de la paysannerie en général et qui peut, selon la réalité objective du rapport des forces, être étendue à la bourgeoisie nationale comme en Chine, au Vietnam contre la bourgeoisie compradore, la féodalité, le système de l’oppression néocoloniale.

 

Quand on regarde de près, les processus révolutionnaires souverainistes actuels en Amérique du Sud et en Afrique, on peut observer ces alliances de classes sous l’égide de la petite bourgeoisie intellectuelle vaccinée de ses illusions sur la « mondialisation libérale » du capitalisme impérialiste.

 

En effet, toute la propagande totalitaire de « there is no alternativ » au libéralisme ou néolibéralisme, de « l’aide au développement », de « la coopération qui développe les pays pauvres », des « recettes libérales facteurs de développement », de « la croissance économique qui va ruisseler vers les pays pauvres en plus des travailleurs pauvres », de « la réussite individuelle motrice de la réussite collective », tout ce galimatias est de plus en plus ruiné aux yeux du monde entier par la vérité concrète que le capitalisme impérialiste et son oppression néocoloniale n’a plus rien à offrir aux travailleurs et aux peuples que misère, chômage, précarité, appauvrissement, pillage des richesses, fascisme, guerres, sous-développement.

 

Ces alliances de classes sous l’égide de la petite bourgeoisie civile et/ou militaire souverainiste sont nées des désillusions de cette couche sociale la plus instruite, mais surtout sont consécutives aux transhumances des ex-leaders et ex-partis de gauche vers le système néocolonial corseté par les diktats libéraux usuriers du FMI et de la BM.

 

C’est ainsi que les militaires souverainistes ont prolongé par la prise du pouvoir les mobilisations populaires dans les pays de l’AES avant de fonder la Confédération défensive contre la guerre de recolonisation des impérialistes françafricain, eurafricain et usafricain par djihado-terroristes et séparatistes en plus du mercenariat ukrainien interposés financés par les théocraties des pétrodollars.

 

C’est ainsi que la résistance populaire contre la tyrannie des libéraux néocoloniaux APR/BBY au Sénégal a débouché sur la victoire électorale souverainiste de 2024 avant que l’actuel président légal ne devienne un butin de guerre de la françafrique.

 

Ces expériences souverainistes africaines, mais aussi sud américaines au Venezuela, au Brésil, en Bolivie, en Équateur, en Colombie, posent la question fondamentale suivante : Comment passer de l’héritage de l’État néocolonial à un nouvel État décolonisé démocratique et populaire ?

Cette équation est à résoudre dans les pays de l’AES et au Sénégal. Elle pose la question du rôle conscient des classes sociales à la base du processus révolutionnaire souverainiste panafricain et donc de la conscience idéologique et politique des classes laborieuses engagées dans le combat souverainiste panafricain.

Or, le constat objectif est que la petite-bourgeoisie intellectuelle, qu’elle soit civile (Sénégal) ou militaire (AES) qui lutte contre le djihado-terrorisme séparatiste et/ou qui prône le Jub, Jubbal, Jubanti, c’est-à-dire qui rejette la corruption, la gabegie, le népotisme, mais qui subit l’influence idéologique de la bourgeoisie nationale, est le groupe social à la tête du processus révolutionnaire souverainiste panafricain.

 

L’idéologie du « pragmatisme » qui concilie en vérité avec le libéralisme est une des limites du souverainisme panafricain de la petite bourgeoisie intellectuelle. Même si ses limites ne sont pas en soi insurmontables, elles favorisent néanmoins la division de cette couche sociale comme nous l’avons vu au Sénégal entre le président légal et le président légitime. Elle peut et va se traduire par des tentatives de coups d’État mis en échec comme on vient de le voir au Niger.

 

En Amérique du Sud, mais aussi dans les pays bourgeois impérialistes des USA à l’UE, la crise de surproduction et de suraccumulation du capitalisme mondialisé et les résistances du monde du travail et des peuples posent de plus en plus la nécessité du fascisme, c’est-à-dire de la dictature terroriste du capital financier monopoliste. Mbappé a d’ailleurs dénoncé le racisme de l’extrême droite. Le fascisme apparaît de plus en plus comme un recours pour sauver l’hégémonie séculaire de l’impérialisme sur le monde.

 

Les illusions sur le modèle démocratique occidental vont s’effondrer au fur et à mesure des liquidations liberticides des conquêtes démocratiques dans ces centres du capitalisme impérialiste mondial. N’a-t-on pas vu les votes des peuples en France, au Pays Bas, en Irlande contre le Traité Constitutionnel Européen bafoués par des parlements parjures ? L’actuel président français cherchant une cohabitation avec l’extrême droite fasciste par la dissolution anticipée ne s’est -il pas tout simplement assis sur le vote d’une majorité relative pour le Nouveau Front Populaire (NFP) en imposant des gouvernements successifs ultra minoritaires ? L’actuel président des USA n’a-t-il pas été élu sur la promesse pas de guerre pour ensuite agresser l’Iran avec son Proxi sioniste génocidaire en Palestine ? Les USA et l’UE n’ont-ils pas unilatéralement « envoyer à l’âge de pierre » l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie ?

 

Les fascistes, le père Bolsonaro en prison et le fils en fuite aux USA sans oublier Fujimori du Pérou réfugié au Japon après sa défaite électorale, le coup d’État au Honduras, le kidnapping du président légal et légitime Maduro, le blocus criminel contre Cuba maintes fois condamné par le vote de l’Assemblée Générale de l’ONU, le génocost des multinationales en RDC pour les matières premières, le génocide en Palestine sont des preuves irréfutables que la démocratie bourgeoise est une forme variable dont le fond est la dictature contre les travailleurs et les peuples.

 

La punition méritée infligée à Mbappé qui l’oblige à « demander pardon » est une riposte salvatrice et éducative qui frappe là où çà fait mal à la poche (publicité, etc). Mais elle est aussi l’occasion de démontrer toute la fausseté de l’imposition idéologique de la modélisation de la démocratie définie comme étant l’apanage de l’impérialisme occidental. En effet, la démocratie de l’argent roi des milliardaires est une imposture qui ne vaut pas un copeck face à la démocratie populaire participative, celle qui empêche l’argent d’être au pouvoir, celle qui matérialise l’égalité vraie entre les citoyens.

A bon entendeur, salut !

 

29/10/26   

Diagne Fodé Roland

 
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