L’ONU a inscrit Israël sur sa liste noire des auteurs de violences sexuelles en zones de conflit

Vendredi 29 Mai 2026

Benyamin Netanyahu, premier ministre israélien, poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la Bande de Gaza

L'Organisation des Nations unies a inscrit Israël sur sa liste noire des auteurs de violences sexuelles en zones de conflit.

 

Le régime de Tel-Aviv dénonce cette décision comme « politique » et conteste les accusations formulées dans des rapports d’ONG et de médias, qui font état d’abus dans les prisons israéliennes. Ces accusations concernent des violences graves infligées à des détenus palestiniens.

 

Cette inscription, confirmée le 28 mai par l’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, Danny Danon, figure dans le rapport annuel du secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits et suscite une vive controverse diplomatique.

 

Danny Danon a fermement rejeté la décision, la qualifiant de « politique » et « déconnectée des faits et de la réalité ». Il a également dit que l’ONU a placé Israël sur une liste incluant des organisations telles que le groupe terroriste Daech, ce qu’il considère comme une « honte morale » et une atteinte grave à la crédibilité de l’organisation internationale.

 

Israël sur la même liste que Daech

 

D’après des informations rapportées par le quotidien israélien Le Jerusalem Post, le Service pénitentiaire israélien (IPS) figure sur la liste noire de 2026, tandis que d’autres entités israéliennes resteraient sous surveillance en vue d’une éventuelle inscription future. En réaction, Israël a décidé de geler ses relations avec le bureau du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

 

Cette décision s’appuie sur des rapports d’organisations de défense des droits de l'homme et de médias faisant état d'informations d’abus sexuels et de mauvais traitements commis contre des détenus palestiniens depuis octobre 2023.

 

Ces accusations incluent des actes de viol, de torture et des traitements dégradants dans des centres de détention militaires et civils.

 

Lire plus: Un groupe de défense des droits de l'homme met en garde contre une grave épidémie de maladie de peau chez les Palestiniens dans les prisons israéliennes

 

Selon plusieurs témoignages relayés, des prisonniers ont subi des violences extrêmes en détention, tandis que des cas de décès en captivité ont également été signalés. Une enquête précédente de l'ONU avait déjà accusé Israël de recourir à la violence sexuelle comme méthode de guerre visant à exercer domination et intimidation sur la population palestinienne.

 

Des organisations de défense des droits de l'homme ont décrit le système pénitentiaire israélien comme un environnement marqué par des abus systématiques et des violences répétées, y compris sexuelles. Ces conclusions alimentent un débat international de plus en plus tendu autour du respect du droit humanitaire dans le conflit. [Press TV]

 
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