Après les infrastructures énergétiques, la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les Usa et Israël le 28 février 2026, est entrée samedi dans sa quatrième semaine. Elle s’est étendue aux sites nucléaires, l’Iran ayant visé une ville abritant un centre de recherche en Israël en riposte à une frappe contre un de ses complexes.
Une trentaine de personnes ont été blessées par des éclats de projectile, à Dimona, dans le sud du pays, où un bâtiment a essuyé un « impact direct de missile » iranien, selon les autorités locales.
Le site frappé est situé dans une zone résidentielle, à près de cinq kilomètres du centre de recherche nucléaire.
Autour d’un large cratère au sol, la terre est partout retournée et les façades de tous les immeubles aux alentours ont été en grande partie détruites, a constaté un correspondant de l’AFP.
Débris de toutes sortes, arbres sectionnés, blocs de béton jonchent le site aux allures de champ de bataille.
Israël est considéré comme le seul pays doté de l’arme nucléaire au Moyen-Orient, mais entretient l’ambiguïté sur le sujet. Le site de Dimona est officiellement dédié à la recherche nucléaire et l’approvisionnement énergétique.
L’Iran a revendiqué le tir de missile, affirmant qu’il s’agissait d’une « réponse » à l’attaque « ennemie » contre le complexe de Natanz (Centre), rapportée plus tôt par Téhéran.
D’après l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, « aucune fuite de matières radioactives n’a été signalée » sur ce site qui avait déjà été frappé début mars.
L’armée israélienne a assuré ne « pas être au courant » d’une telle frappe, la télévision publique Kan rapportant qu’il s’agissait d’une action américaine.
Israël a par contre affirmé en soirée avoir frappé à Téhéran un centre universitaire, Malek-Ashtar, « utilisé par le régime terroriste iranien pour développer des composants d’armes nucléaires ».
« Risques de catastrophe »
Après chacune de ces frappes, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a appelé « à la retenue militaire maximale » afin d’éviter tout risque d’accident nucléaire.
Le Kremlin, allié de longue date de l’Iran, a condamné des frappes « irresponsables » faisant peser « des risques réels de catastrophe à l’échelle de tout le Moyen-Orient ».
En attaquant en premier Téhéran le 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël avaient dit notamment vouloir éliminer la menace nucléaire iranienne, déjà fortement affaiblie par la guerre de 12 jours en juin 2025. [AFP]