Hossein Amir-Abdollahian, chef de la diplomatie iranienne
« Ceux qui sèment le vent récoltent la tempête. Cette sorte de violence contredit le fait de donner aux autres des leçons de morale. »
L'Iran a exprimé sa désapprobation envers ce qu'il a qualifié de « répression des manifestations » en France, après une nouvelle journée de protestations contre la réforme des retraites, où cours de laquelle de violents incidents ont éclaté et des centaines de personnes ont été arrêtées.
« Nous condamnons fermement la répression des manifestations pacifiques du peuple français », a réagi le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, dans un tweet écrit en français.
« Nous appelons le gouvernement français à respecter les droits de l'homme et à s'abstenir de recourir à la force contre le peuple de son pays qui poursuit pacifiquement ses revendications », a ajouté M. Amir-Abdollahian.
Plus tôt dans la journée, son porte-parole, Nasser Kanani, a lui appelé le gouvernement français à « parler à son peuple et écouter sa voix ». « Nous ne soutenons pas les destructions ni les émeutes, mais nous maintenons qu'au lieu de créer le chaos dans d'autres pays, vous devriez écouter la voix de votre peuple et éviter de faire usage de violence à son égard », a-t-il écrit sur Twitter.
Le porte-parole faisait référence aux critiques formulées à l'étranger, notamment par la France, concernant la répression des manifestations en Iran à la suite de la mort en détention de Mahsa Amini le 16 septembre. Cette dernière avait été arrêtée pour violation des règles vestimentaires strictes imposées aux femmes dans la République islamique.