Dans cette ville fantôme parcourue de ruines, la fumée a laissé place à la désolation. A Ataye, commune de 70 000 habitants à 270 kilomètres au nord de la capitale éthiopienne Addis-Abeba, les combats à la mi-avril ont ravagé la moitié des habitations, commerces, banques. Dans les rues presque vides, il faut tout de même se frayer un chemin entre les carcasses de véhicules calcinés.
Ici, les membres des deux plus importantes communautés du pays, Amhara et Oromo, se sont affrontés trois jours durant à propos d’un différend territorial, laissant la ville exsangue. Paralysée depuis deux mois et entamant tout juste sa reconstruction, la bourgade ne votera pas le 21 juin, date des élections législatives éthiopiennes.
Ataye ne sera d’ailleurs pas une exception. Plusieurs millions d’Ethiopiens manqueront le scrutin ce lundi, pourtant présenté comme « la première tentative d’élections libres et démocratiques » par le premier ministre et favori, Abiy Ahmed. Sur 547 circonscriptions, 110 sont privées de vote en raison de l’insécurité grandissante dans le pays. La commission électorale éthiopienne, incapable de mener à bien l’inscription des électeurs dans ces districts, a annoncé que le scrutin s’y tiendrait finalement le 6 septembre.
Quant à la province du Tigré, dévastée par la guerre qui oppose, depuis novembre, les forces gouvernementales et les partisans du Front populaire de libération du Tigré, elle est exclue du processus électoral. (Le Monde)
Ici, les membres des deux plus importantes communautés du pays, Amhara et Oromo, se sont affrontés trois jours durant à propos d’un différend territorial, laissant la ville exsangue. Paralysée depuis deux mois et entamant tout juste sa reconstruction, la bourgade ne votera pas le 21 juin, date des élections législatives éthiopiennes.
Ataye ne sera d’ailleurs pas une exception. Plusieurs millions d’Ethiopiens manqueront le scrutin ce lundi, pourtant présenté comme « la première tentative d’élections libres et démocratiques » par le premier ministre et favori, Abiy Ahmed. Sur 547 circonscriptions, 110 sont privées de vote en raison de l’insécurité grandissante dans le pays. La commission électorale éthiopienne, incapable de mener à bien l’inscription des électeurs dans ces districts, a annoncé que le scrutin s’y tiendrait finalement le 6 septembre.
Quant à la province du Tigré, dévastée par la guerre qui oppose, depuis novembre, les forces gouvernementales et les partisans du Front populaire de libération du Tigré, elle est exclue du processus électoral. (Le Monde)