Le plan instaure un péage libellé en rials sur tous les passages de navires, affirme le contrôle souverain iranien, interdit totalement les navires des #USA et #Israel, interdit les navires de tout pays participant aux sanctions contre l’Iran, impose des protocoles de sécurité et environnementaux, et formalise la coopération avec Oman sur le cadre juridique. Mais l’approbation de la commission fait quelque chose de plus significatif que la législation. Elle enveloppe un poste de contrôle militaire dans le langage de la gouvernance maritime souveraine.
C’est l’architecture juridique dont personne ne parle. Selon l’article 38 de la CNUDM, les États ne peuvent entraver ni percevoir de péages sur le passage en transit à travers les détroits internationaux.
La réponse de l’Iran est que le détroit traverse les eaux territoriales iraniennes, que les obligations de sécurité en temps de guerre priment sur les normes de transit en temps de paix, et que le plan de gestion constitue une régulation souveraine légitime de sa propre côte.
Aucune cour internationale n’a compétence pour trancher cela pendant des hostilités actives. Au moment où un défi juridique atteindra un tribunal, le système de péages sera déjà en place et opérationnel depuis des mois, collectera des paiements en devises qui ne passent pas par les systèmes financiers occidentaux. L’Iran n’attend pas la permission. Il crée des faits juridiques sur l’eau et défie le monde de les contester après la fin de la guerre.
C’est le pays dont la marine est détruite à 92 %, dont les lancements de missiles ont chuté de 80 %, dont l’aviation ne vole pas. Le pays que les USA ont frappé plus de 10 000 fois en 31 jours. Et il vient de formaliser un cadre juridique souverain pour la voie d’eau que la plus puissante armée du monde ne peut rouvrir.
Voici comment fonctionne le péage en pratique. Chaque navire contacte un intermédiaire lié à l’IRGC et soumet une documentation complète : numéro IMO, chaîne de propriété, manifeste de cargaison, liste d’équipage, destination.
Le bureau à Hormozgan gère un examen multicouche : dépistage des sanctions, alignement de la cargaison, évaluation géopolitique. Si approuvé, le navire reçoit un code de clairance et des instructions de routage pour un corridor contrôlé unique à travers l’espace de cinq milles nautiques entre les îles de Qeshm et Larak. À l’approche, la radio VHF vérifie le code et les transpondeurs AIS s’éteignent à l’entrée. Le paiement est réglé après clairance : 2M$ en yuans.
Lloyd’s List a suivi 26 navires ayant complété ce processus entre le 13 et le 25 mars. Le trafic d’avant-guerre était de 138 par jour. Au moins 2 pétroliers ont payé en yuans. La Malaisie a obtenu un passage sans péage pour 7 navires par diplomatie. L’Inde a négocié un transit sans frais. Le Pakistan a autorisé 20 navires bilatéralement. COSCO a été refoulé une première fois, réussi des jours plus tard avec une documentation révisée. Le système est sélectif, les alliés transitent gratuitement, les neutres payent et les adversaires sont refusés.
Ce n’est pas un blocus. Un blocus refuse le passage et invite une réponse militaire. C’est un poste frontalier qui accorde le passage sous conditions. L’Iran a converti un point d’étranglement militaire en un poste de contrôle administratif, et le poste de contrôle est plus dur à bombarder que la marine ne l’était.
Chaque paiement en yuans est une transaction en direct sur un rail énergétique non dollar. Le corridor de Larak n’est pas un péage. C’est une preuve de concept pour le règlement en petroyuans au point d’étranglement le plus critique de la planète.
La marine est détruite. Le bureau des douanes est ouvert, 26 navires ont été traités via un pipeline d’examen en 7 étapes tandis que l’AL SALMI brûle au large de Dubaï comme preuve de ce qui arrive aux navires qui sautent la file.
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