Institut français: l’année 2020 placée sous le signe de l’Afrique

Jeudi 16 Janvier 2020

Institut français de Dakar, une vue de l'extérieur
 
L’Institut français, en charge de l’action culturelle extérieure de la France, a présenté jeudi une programmation annuelle marquée par la saison Africa2020, forte de cent projets en sept mois visant à « regarder et comprendre le monde d’un point de vue africain ».
 
2020 sera « marquée par le renouvellement de notre relation au continent africain », a souligné le président Pierre Buhler lors d’une cérémonie de présentation à Paris, avec pour rendez-vous phare Africa 2020.
 
Le continent fournit quelque 80% de la croissance du nombre de francophones dans le monde.
Africa2020 présentera ainsi les points de vue de la société civile africaine autour des grands défis du XXIe siècle. « Le président nous a invités à dire qui nous sommes », a résumé la commissaire générale de la saison, la Sénégalaise N’Goné Fall, essayiste et consultante en ingénierie culturelle. « Nous allons le dire en une centaine d’histoires », a-t-elle expliqué à l’AFP.
 
Sur l’ensemble du territoire français et du 1er juin à mi-décembre 2020, ces projets, encore en cours de finalisation, seront « panafricains, pluridisciplinaires et coconstruits » entre la France et l’Afrique, a-t-elle expliqué. Ils seront artistiques (danse, arts, littérature...) mais également scientifiques, économiques, gastronomiques, sportifs...
 
Les Rencontres photographiques d’Arles (Sud-Est) consacreront ainsi un volet au Soudan; Toulouse (Sud-Ouest) se transformera en « hub sciences » durant tout l’automne; la Biennale de la danse de Lyon (Centre-Est) revêtira les couleurs africaines...
 
À Africa2020 s’ajouteront une nouvelle édition de la Biennale de la danse en Afrique, à Marrakech, ainsi que deux grandes opérations en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD).
 
La première, d’un budget de 3 millions d’euros sur trois ans, vise à faciliter l’accès à l’offre culturelle aux publics qui en sont le plus éloignés sur le continent africain. Le second programme, mené en partenariat avec l’Unesco pour un montant total de 20 millions d’euros sur cinq ans, a pour but de soutenir la production et la diffusion de ressources éducatives en Afrique subsaharienne francophone, en particulier l’accès des élèves des classes primaires et secondaires à la littérature de jeunesse dans les zones les plus défavorisées. (AFP)
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