Assis sur des nattes, quatre hommes aux frêles silhouettes battues par le vent du désert cousent de petits chapeaux traditionnels, histoire de rompre l’ennui. Non loin, les femmes font bouillir des marmites et les enfants jouent entre les abris de tôle érigés sur la terre sèche.
Dans le nord-est du Nigeria, la scène est banale. Elle se répète à l’infini dans les innombrables camps qui accueillent quelque 2 millions de déplacés fuyant l’insurrection djihadiste de Boko Haram. Mais ce n’est pas vraiment l’avenir qu’avaient imaginé Aliyu, Abubakar, Muhammad et Mallam, dont les noms ont été changés par mesure de sécurité : présentés comme d’anciens combattants du groupe islamiste Boko Haram, ils ont intégré le programme de « déradicalisation » du gouvernement nigérian.
Après des années de détention traumatisantes, selon eux, dans des cellules sales et surpeuplées, les quatre hommes ont fini par échouer dans ce camp, sans argent ni travail, bien loin du nouveau départ que leur avait promis le gouvernement. Le Nigeria a lancé en 2016 l’opération « Safe Corridor », offrant la possibilité de déposer les armes à ceux qui se portent volontaires. Il mène en parallèle des offensives militaires contre les insurgés de Boko Haram et de sa branche dissidente, l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Le conflit a fait plus de 40 000 morts en dix ans. (Le Monde avec AFP)
Dans le nord-est du Nigeria, la scène est banale. Elle se répète à l’infini dans les innombrables camps qui accueillent quelque 2 millions de déplacés fuyant l’insurrection djihadiste de Boko Haram. Mais ce n’est pas vraiment l’avenir qu’avaient imaginé Aliyu, Abubakar, Muhammad et Mallam, dont les noms ont été changés par mesure de sécurité : présentés comme d’anciens combattants du groupe islamiste Boko Haram, ils ont intégré le programme de « déradicalisation » du gouvernement nigérian.
Après des années de détention traumatisantes, selon eux, dans des cellules sales et surpeuplées, les quatre hommes ont fini par échouer dans ce camp, sans argent ni travail, bien loin du nouveau départ que leur avait promis le gouvernement. Le Nigeria a lancé en 2016 l’opération « Safe Corridor », offrant la possibilité de déposer les armes à ceux qui se portent volontaires. Il mène en parallèle des offensives militaires contre les insurgés de Boko Haram et de sa branche dissidente, l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Le conflit a fait plus de 40 000 morts en dix ans. (Le Monde avec AFP)