En Guinée-Bissau, le référendum constitutionnel du 30 août approche à grands pas, moins d'un an après le coup d'État du 26 novembre 2025. Cette nouvelle Constitution, très controversée, prévoit un renforcement des pouvoirs du président. Le PAIGC, parti indépendantiste historique du pays et désormais dans l'opposition, appelle à boycotter le scrutin.
Ce référendum se déroulera dans un climat de restriction des libertés publiques. Les sièges des partis politiques, fermés suite au putsch, n'ont pas pu rouvrir, les empêchant de fait de participer à la campagne. Le PAIGC appelle donc à boycotter le scrutin.
« D'abord, on a été exclu par le régime, constate Muniro Conté, son porte-parole. Tout le processus de préparation du référendum a été entamé sans la participation des partis politiques, y compris le PAIGC, le PAI-Terra Ranka et API Cabas Garandi. Et pour cela, on a fait le constat que c'est pas la peine de participer à un jeu dont on a été exclu par le régime. »
« À part ça, il y a toute une tendance qui est de truquer le processus. Les représentants dans les bureaux de vote, ce seront seulement les gens qui sont proches du régime, et tous les mécanismes de réclamation qui sont mis en place d'habitude quand on est devant un processus électoral, ont été effacés. Cela veut dire que, comme on a été exclu, même si on envisage de faire une réclamation, on n’y parviendra pas. » [RFI]