Domingos Simoes Pereira a été entendu mercredi 8 juillet 2026 par le tribunal militaire. Le président du PAIGC a été notifié dans la matinée par une ordonnance judiciaire. Le tribunal militaire l'a convoqué dans la journée pour être à nouveau entendu dans cette affaire dans laquelle il est accusé d'avoir participé à une tentative de coup d'État en octobre 2025.
Dans l'ordonnance, les juges rappellent qu'il est accusé d'avoir « financé la préparation logistique à hauteur de 300 millions de Francs CFA (environ 450 000 euros) ». Et d'avoir « organisé, chez lui, des réunions pour préparer les putsch ». À ce titre, le ministère public demande qu'il soit mis en détention provisoire.
Mais au terme de l'audience, Domingos Simoes Pereira a pu rentrer chez lui, dans l'attente d'une décision. Le juge d'instruction a fait savoir que son sort sera connu rapidement « dans les prochaines heures ou les prochains jours ».
À la sortie de l'audience, les avocats du président du PAIGC ont dénoncé le « manque d'impartialité » des magistrats militaires. Ils dénoncent d'ailleurs le fait que l'affaire soit encadrée par la justice militaire, et non civile. Dans un communiqué publié ce mercredi, ses avocats ont aussi dénoncé des pressions sur le juge initialement chargé de l'affaire.
Selon eux, il a été contraint de démissionner et remplacé par Mamadu Embaló, qu'ils présentent comme un cousin de l'ancien président Umaro Sissoco Embaló, dont plusieurs proches occupent aujourd'hui des postes clés dans le pays. [RFI]