Mise sur la table par Washington lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies lundi 24 août 2026, la mesure vise à répondre au risque d'une régionalisation du conflit qui oppose l'armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR). Elle pourrait toutefois se heurter à l'opposition de la Russie.
Plus de trois ans après le début de la guerre au Soudan, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est une nouvelle fois réuni, dans la soirée du lundi 24 août, pour évoquer la situation dans le pays. À l'ordre du jour notamment : le risque d'une régionalisation du conflit que Lars Lokke Rasmussen, le ministre danois des Affaires étrangères dont le pays préside le Conseil jusqu'au 31 août, veut à tout prix éviter.
« Soyons clairs sur ce qui est en jeu : la guerre au Soudan n'est jamais restée confinée à ses propres frontières. Elle déstabilise les pays voisins et l'ensemble de la région. Elle attire les armes de l'étranger et les réseaux criminels », a-t-il notamment déclaré.
Face à cette perspective et alors que le soutien des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite aux belligérants a été documenté, les États-Unis, dont le secrétaire d'État Marco Rubio avait présenté la guerre au Soudan comme une « guerre par procuration » au début du mois de juin, ont donc fait une proposition : étendre à l'ensemble du territoire soudanais l'embargo des Nations unies sur les armes instauré en 2004 au Darfour, une province aujourd'hui contrôlée par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). [RFI]