Guerre américano-israélienne contre l'Iran : Mélenchon dénonce la « complicité européenne » et la « subordination » à des « criminels »

Lundi 18 Mai 2026

Jean-Luc Mélenchon

Une figure de premier plan de l’opposition française a dénoncé la « complicité européenne » dans la récente guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a embrasé une partie plus large de la région.

 

Jean-Luc Mélenchon, personnalité importante du Parti de gauche La France insoumise et candidat pressenti à l’élection présidentielle française de 2027, a tenu ces propos dans un message publié lundi sur son compte X.

 

Il a reproché aux capitales occidentales de sacrifier la paix mondiale au profit des ambitions coloniales du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

 

« Les menaces grossières de Trump et Netanyahu pour la destruction de l'Iran ne sont possibles que grâce à la complicité européenne. La paix du monde est réduite aux intérêts du colonialisme de Trump et Netanyahu », a-t-il écrit.

 

L’homme politique s’est aussi adressé directement aux électeurs français, les appelant à utiliser les prochaines élections pour mettre fin à la subordination de leur pays à de tels « criminels ».

 

« Vivement la fin de l'alignement de la France sur ces criminels. 2027, brisons la laisse ! Redevenons indépendants », a-t-il écrit.

 

L’agression criminelle américano-israélienne contre l’Iran a commencé le 28 février par des frappes aériennes faisant tomber en martyr de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.

 

Les forces armées iraniennes ont répliqué en lançant chaque jour des opérations de missiles et de drones visant des sites dans les territoires occupés par Israël, ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans la région.

 

Par ailleurs, l’Iran a riposté à ces frappes en fermant le détroit d’Hormuz à ses ennemis et à leurs alliés, ce qui a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et de ses dérivés.

 

Le président français Emmanuel Macron a écarté la semaine dernière tout déploiement militaire français unilatéral dans le détroit d’Hormuz, affirmant que Paris n’avait « jamais envisagé » d’y envoyer des navires de guerre sans « coordination avec l’Iran ».

 

Il a aussi indiqué que Paris était prêt à apporter son aide, « en coordination avec l’Iran », pour permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz. [Press TV]

 

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