☰

France : le suspect de l'attentat raciste de Trappes mis en examen pour assassinat terroriste

Jeudi 29 Octobre 2026

Le tueur présumé Kevin T. inculpé pour assassinat terroriste

Le suspect de l'attentat à caractère raciste perpétré le 23 octobre à Trappes et La Verrière, deux communes du département des Yvelines, à l'ouest de Paris, a été mis en examen jeudi 29 octobre, rapporte la chaîne française BFMTV, citant une source proche du dossier.

 

Âgé de 39 ans, Kévin Tessier est notamment poursuivi pour « assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste », avec la circonstance aggravante liée à l'appartenance réelle ou supposée des victimes à une origine ethnique, une nationalité ou une religion.

 

Il a également été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, détention et transport d'une arme de catégorie A, ainsi que tentative de destruction de biens par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste.

 

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a requis son placement en détention provisoire à l'issue de son interrogatoire devant les juges d'instruction antiterroristes, selon BFMTV.

 

L'attaque s'est produite vendredi 23 octobre, vers 10h30, dans les communes de Trappes et de La Verrière. Armé d'une arme automatique, le suspect aurait ouvert le feu sur plusieurs personnes, tuant l'une d'elles et blessant grièvement quatre autres, dont une enfant.

 

Il avait été interpellé le jour même par des policiers de la brigade anticriminalité (BAC).

 

Une attaque préméditée et des victimes ciblées en raison de leur origine supposée

 

Lors d'une conférence de presse tenue jeudi, le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a fait état d'une préparation minutieuse de l'attaque.

 

Selon le magistrat, les investigations ont mis en évidence une « très grande préparation de l'action criminelle ».

 

Le suspect a reconnu avoir prémédité les faits et admis avoir délibérément ciblé des personnes qu'il percevait comme musulmanes ou d'origine africaine et nord-africaine, selon les déclarations du procureur rapportées par BFMTV.

 

Il aurait également expliqué avoir choisi Trappes parce qu'il considérait cette commune comme un « repaire d'islamistes », selon les propos rapportés par le magistrat.

 

Les perquisitions effectuées au domicile du suspect ont permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs armes et accessoires, notamment un chargeur, deux poings américains, une baïonnette en acier et un silencieux.

 

Les enquêteurs ont également retrouvé plusieurs ouvrages, dont un Coran, une Bible et un exemplaire de Mein Kampf, ainsi que des centaines d'autocollants portant des slogans nationalistes, des références au Rassemblement national (RN) et des messages de soutien aux forces de l'ordre.

 

Le procureur a précisé que ces autocollants étaient « apocryphes », sans faire état d'un lien organisationnel entre le suspect et le parti politique.

 

Une information judiciaire a été ouverte afin de déterminer l'ensemble des circonstances de cette attaque, notamment les motivations du suspect et l'existence éventuelle de complicités. [AFP]

 
Nombre de lectures : 80 fois