Le gouvernement français a annoncé lundi 26 janvier 2026 la généralisation de Visio, sa plateforme de visioconférence développée par la Direction interministérielle du numérique (DINUM), pour remplacer progressivement les outils étrangers dans l’ensemble des ministères et services de l’État d’ici 2027, a indiqué David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de souveraineté numérique du gouvernement, visant à réduire le recours aux éditeurs de logiciels étrangers et à renforcer la sécurité et la confidentialité des communications électroniques publiques, selon le communiqué officiel.
Lors d’une visite au laboratoire I2BC du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Gif-sur-Yvette, David Amiel a présenté la démarche et précisé que le déploiement de Visio concernait déjà plusieurs administrations pilotes.
Visio, testé depuis environ un an, est utilisé par 40 000 agents publics dans le cadre d’une phase pilote. Son déploiement est en cours pour atteindre 200 000 utilisateurs, avec parmi les premières institutions participantes le CNRS, l’Assurance Maladie, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) et le ministère des Armées.
Le gouvernement a également indiqué que la migration vers Visio pourrait générer des économies d’environ un million d’euros par an pour chaque tranche de 100 000 utilisateurs, grâce à la suppression progressive des licences payantes de solutions étrangères.
La plateforme s’intègre à La Suite Numérique, un ensemble d’outils souverains visant à remplacer plusieurs services numériques étrangers utilisés par les agents publics. Elle est hébergée en France sur une infrastructure cloud certifiée SecNumCloud par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), garantissant que les données restent sous juridiction française. [AA]