Flottille pour Gaza : des militants kidnappés et torturés par Israël après leur enlèvement

Dimanche 3 Mai 2026

Les militants pro-palestiniens Saif Abukeshek (à droite) et Thiago Avila

De nouveaux témoignages révèlent que deux militants internationaux, enlevés par les forces israéliennes après l’interception de la Flottille humanitaire Global Sumud à destination de Gaza en eaux internationales plus tôt cette semaine, ont été victimes de torture, de passages à tabac et de négligences médicales exercés par le régime sioniste.

 

Selon un communiqué de la Flottille Global Sumud, les forces israéliennes ont enlevé ces militants pro‑palestiniens à proximité de la Crète, avant de les transférer à la prison de Shikma, située dans la ville d’Ashkelon, dans le sud des territoires occupés.

 

Les deux hommes, identifiés comme Saif Abukeshek et Thiago Ávila, sont toujours détenus sans inculpation.

 

L’ambassade du Brésil a indiqué dans un communiqué qu’Ávila présentait des blessures visibles lors d’une visite sous surveillance. Des diplomates ont rapporté qu’il avait fait part des actes de torture, des coups et de fortes douleurs, notamment à l’épaule.

 

Le militant n’a pas été autorisé à s’exprimer librement pendant la visite, car les autorités pénitentiaires israéliennes le séparaient du personnel diplomatique par une vitre.

 

L’ambassade du Brésil a aussi exprimé de sérieuses inquiétudes quant à son état de santé.

 

Bien que Thiago Ávila ait été examiné par un médecin, les responsables brésiliens ont précisé qu’il n’avait pas reçu de soins médicaux appropriés.

 

Le gouvernement brésilien a exigé une prise en charge médicale immédiate ainsi que des éclaircissements sur la base juridique de sa détention.

 

D’après plusieurs sources, Thiago Ávila a entamé une grève de la faim depuis son enlèvement et ne consomme que de l’eau.

 

Aucune accusation formelle n’a été portée contre lui tandis que son équipe juridique n’a pas encore obtenu un accès complet à son dossier.

 

Saif Abukeshek a aussi entamé une grève de la faim. Selon la Flottille Global Sumud, ce dernier a subi de graves mauvais traitements alors qu’il était détenu à bord d’un navire militaire israélien, avant son transfert en prison.

 

Les deux hommes sont les seuls militants pro‑palestiniens à ne pas avoir été libérés après l’interception de la flottille et l’enlèvement de ses membres.

 

La poursuite de leur détention suscite de vives préoccupations quant à des détentions arbitraires et à des violations du droit international, notamment l’interdiction absolue de la torture.

 

La Flottille Global Sumud a critiqué l’inaction des gouvernements européens, accusés de ne pas avoir protégé les militants malgré leurs obligations juridiques. Elle souligne que les autorités européennes ont autorisé le transfert forcé de civils depuis les eaux internationales vers les centres de détention d’Israël.

 

Cette organisation humanitaire a appelé les gouvernements espagnol, suédois et brésilien à prendre des mesures diplomatiques immédiates pour obtenir la libération de leurs ressortissants. Elle a également exhorté les organisations internationales et les instances de défense des droits de l’homme à intervenir sans délai.

 

Mercredi soir, les forces israéliennes ont attaqué 22 des 58 bateaux humanitaires qui traversaient les eaux internationales à destination de la bande de Gaza assiégée.

 

Ces embarcations faisaient partie d’une seconde flottille Global Sumud, qui cherche depuis plusieurs mois à briser le blocus israélien en acheminant de l’aide humanitaire aux Palestiniens de Gaza. Elles avaient quitté le port espagnol de Barcelone le 12 avril.

 

Les bateaux ont été saisis au large de la péninsule grecque du Péloponnèse, à plusieurs centaines de kilomètres de Gaza. La flottille Global Sumud a déclaré dans un communiqué que 31 militants avaient été blessés lors de l’assaut israélien.

 

Le sort des militants pro-palestiniens blessés révèle au monde entier les pratiques de détention israéliennes où des milliers de Palestiniens sont maintenus en détention sans inculpation.

 

Les organisations de défense des droits de l’homme documentent depuis longtemps les cas de mauvais traitements, notamment les actes de torture et le déni de procédure régulière, commis dans les centres de détention israéliens. [Press TV]

 
Nombre de lectures : 93 fois