Euroclear : le ministre belge Théo Francken exclut tout déblocage des avoirs russes gelés

Samedi 29 Aout 2026

Le ministre belge de la Défense, Théo Francken, a réaffirmé, vendredi soir sur la chaîne flamande VRT NWS, dans l'émission Terzake, que la position de la Belgique sur le dossier Euroclear restait inchangée, alors que plusieurs États membres de l'Union européenne relancent l'idée de mobiliser les avoirs russes immobilisés pour financer le soutien à l'Ukraine.

 

« Cette porte est fermée »

 

Interrogé sur ce dossier, Francken a affirmé que « notre position n'a pas changé » depuis l'an dernier, précisant : « cette porte est fermée (...) pour nous, oui ».

 

Il a affirmé également que le Premier ministre belge « tiendra bon » et que « cette porte est absolument fermée », ajoutant, à l'adresse de ceux qui envisageraient de rouvrir le dossier : « ils se trompent ».

 

Il a également qualifié de « pas raisonnable » le fait que les États baltes « continuent d’évoquer ce sujet et de nous mettre sans cesse dans le coin ».

 

Contexte : une lettre commune de la Suède, des Pays-Bas, de l'Espagne et de la Pologne à la Haute représentante de l'UE.

 

Cette déclaration intervient alors que la Suède, les Pays-Bas, l'Espagne et la Pologne ont adressé, le 27 août, une lettre conjointe à la Haute représentante de l'UE Kaja Kallas et à la ministre irlandaise des Affaires étrangères Helen McEntee.

 

Dans ce courrier, les quatre ministres rappellent que le Conseil européen avait décidé l'octroi d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine pour la période 2026-2027, présenté comme une « étape importante », et que l'ensemble des 27 États membres s'étaient montrés unis en soutien à l'Ukraine lors du Conseil européen de juin 2026.

 

Ils estiment toutefois que ce prêt « ne suffira pas » et affirment que l'utilisation des avoirs immobilisés constituerait non seulement un instrument de soutien à l'Ukraine, mais aussi, selon leurs propres termes, un « outil puissant pour accroître la pression sur la Russie ».

 

Tout en reconnaissant la complexité de la question et la nécessité de rechercher des solutions prenant en compte des « intérêts légitimes », les quatre ministres proposent, comme étape suivante, que les experts techniques de la Commission européenne soient chargés d'explorer, en consultation étroite avec les États membres, de nouvelles options d'utilisation des avoirs immobilisés au bénéfice de l'Ukraine, à condition que le risque soit partagé par l'ensemble des États membres de l'UE et qu'aucun d'entre eux n'en porte une charge disproportionnée.

 

Ils précisent que la gestion des risques financiers et économiques, ainsi que la conformité au droit international, devront constituer des composantes importantes de cette analyse technique. Les signataires citent la prochaine réunion Gymnich comme une occasion de porter à nouveau le sujet. [AA]

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