Ethiopie - Le chef de la diplomatie alerte sur les « agissements prédateurs » extérieurs et appelle à l’unité africaine

Mercredi 11 Février 2026

Gedion Timothewos

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères a appelé mercredi à une Afrique plus forte et plus cohésive afin de protéger le continent contre ce qu’il a qualifié de « manœuvres prédatrices » de la part d’acteurs extérieurs, alors que les ministres se réunissaient à Addis-Abeba en amont du sommet des dirigeants de l’Union africaine (UA) prévu cette semaine.

 

« Malheureusement, une mentalité de domination, d’extraction et d’exploitation continue de façonner le prisme à travers lequel de nombreux acteurs extérieurs perçoivent notre continent », a déclaré Gedion Timothewos lors de la 48 session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA, dans la capitale éthiopienne.

 

S’adressant aux délégués, il a souligné que l’unité africaine devait être « réelle » pour permettre au continent de défendre ses intérêts dans un environnement mondial de plus en plus calculé, où le commerce et la coopération économique sont éclipsés par des considérations politiques et sécuritaires.

 

Gedion a ajouté que l’Afrique n’avait pas besoin de « simples actes de charité ou de la bonne volonté des autres, mais de véritables partenariats », estimant qu’une coopération significative repose sur la force « qui émane de l’unité ».

 

Il a également évoqué des pressions internes, notant que les changements anticonstitutionnels de gouvernement dans plusieurs pays africains continuent d’éroder les fondements de l’UA et d’affaiblir la paix et la sécurité sur le continent.

 

Les ministres des Affaires étrangères se réunissent à Addis-Abeba dans le cadre des préparatifs du sommet des dirigeants de l’UA, prévu les 14 et 15 février.

 

Le sommet de cette année se tiendra sous le thème « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

 

Les responsables de l’UA ont lié ce thème à des objectifs plus larges de développement et de résilience climatique, alors que les pays africains font face à une pression croissante sur les ressources en eau, à une urbanisation rapide et à des chocs climatiques de plus en plus fréquents, notamment les sécheresses et les inondations.

 

Les discussions au sein du Conseil exécutif devraient permettre d’élaborer des projets de décisions destinés à être examinés par les chefs d’État, notamment des propositions portant sur la réforme de la gouvernance, l’intégration économique et la représentation de l’Afrique dans les institutions mondiales. [AA]

 
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