Alors que se déroulait, samedi 25 avril 2026, le dîner des correspondants de la Maison Blanche, un tireur a fait irruption dans l’entrée de l’hôtel où se tenait l’événement. Âgé de 31 ans, le principal suspect, Cole Tomas Allen, a été appréhendé par les forces de l’ordre. Il sera présenté à la justice, lundi 27 avril.
Le traditionnel dîner des correspondants de la Maison Blanche a viré au fiasco, samedi 25 avril. Alors que Donald Trump se trouvait aux côtés de Melania Trump et de plusieurs membres de son gouvernement, dont le vice-président J.D. Vance, dans un grand hôtel de Washington, un tireur a fait irruption dans le hall de l’établissement. Armé de plusieurs armes, l’auteur des tirs - qui a pu être appréhendé - se nomme Cole Tomas Allen, rapporte le Los Angeles Times.
Âgé de 31 ans, le Californien était armé d’un fusil, d’un pistolet et de plusieurs couteaux d'après les forces de l’ordre, et séjournait dans l’hôtel. C’est ainsi qu'il a pu d'accéder à la zone sécurisée. En effet, l’entrée de l’hôtel étant restée en libre accès, seule la salle de bal où se tenait l’événement était strictement contrôlée par les forces de l’ordre.
Sans affiliation politique, Cole Tomas Allen a obtenu un diplôme d'ingénieur en mécanique en 2017 à Caltech, la California Institute of Technology. Il avait par la suite, en 2024, était nommé professeur du mois chez C2 Education, une entreprise spécialisée dans la préparation aux examens d'entrée à l'université, avant d'obtenir une maîtrise en informatique l'année suivante à la Cal State Dominguez Hills.
Le manifeste du tireur
Environ dix minutes avant d’ouvrir le feu lors du gala, Cole Tomas Allen a envoyé un manifeste expliquant son geste à ses proches, relaie le New York Post. Se présentant comme un "sympathique assassin fédéral", il y assume vouloir "tuer" les "membres de l’administration" Trump, quitte à "tuer chaque personne dans la pièce" qui se mettrait en travers de son chemin.
Selon ses mots, Cole Tomas Allen serait passé à l’acte en signe de protestation. "Je ne peux plus permettre à un pédophile, violeur et traître de se laver les mains de ses crimes", précise-t-il, renvoyant apparemment à Donald Trump.
Le professeur de 31 ans a également fait référence aux "opprimés" de l’actuel gouvernement, listant entre autres "les violés dans les camps de rétention", "les pêcheurs exécutés sans sommation" ou encore "les enfants affamés". "Tourner l’autre joue [...] relève de la complicité", conclut-il.
Un "loup solitaire"
De retour à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas tardé à prendre la parole pour revenir sur les événements, qualifiant le principal suspect de "loup solitaire" et d'un "assassin en puissance". "J’ai l’impression que c’était un loup solitaire cinglé. Ce sont des fous et il faut s’en occuper."
Saluant au passage le travail des forces de l’ordre et leur "courage", le président américain a par ailleurs indiqué que l’hôtel dans lequel se déroulait le dîner des correspondants de la Maison Blanche n’était pas "un bâtiment particulièrement sûr".
Alors que le locataire du Bureau ovale n’a pas hésité à publier sur son réseau Truth Social une photo du suspect, torse nu, face contre le sol et les mains menottées dans le dos, les autorités américaines ont fait savoir que ce dernier comparaîtra dès ce lundi devant la justice pour "usage d’une arme à feu lors d’un crime violent" et pour "agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse".
Un agent du Secret Service a été touché par des tirs, rapporte Le Parisien, mais son "gilet pare-balles a parfaitement fait son boulot", a précisé le président américain. [6Medias]