COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Depuis quelques semaines, les Sénégalais assistent au spectacle affligeant offert par la majorité de Pastef à l'Assemblée nationale. Sous couvert de commissions d'enquête parlementaires, d'anciens ministres et fonctionnaires sont convoqués, auditionnés et soumis à des accusations souvent dépourvues de fondement.
Cette agitation intervient alors que plusieurs affaires graves demeurent sans réponse. Il s'agit notamment des dossiers concernant les Fonds JAMM, les véhicules LANSAR, l'ONAS, l'ASER, COSMOS et DP World, ainsi que du matériel d'espionnage qui aurait été découvert dans les champs de l'ancien Premier ministre. À cela s'ajoutent les révélations du journaliste Madiambal Diagne, qui n'ont suscité aucune clarification convaincante de la part des autorités concernées.
Ces auditions se déroulent également dans un contexte de rivalité croissante entre Pastef et Kiiraay, sur fond de rumeurs de dissolution de l'Assemblée nationale et d'élections législatives anticipées. Chaque camp cherche à affaiblir l'autre et à le discréditer aux yeux de l'opinion, indifférent aux préoccupations des populations.
Pour le RTA-S, ces commissions participent d'une stratégie de diversion visant à détourner l'attention des affaires susceptibles d'avoir de lourdes conséquences sur l'économie, le vécu difficile des populations et la sécurité du pays.
Cette instrumentalisation est d'autant plus manifeste qu'Ousmane Sonko avait lui-même récusé ces commissions et refusé de comparaître devant l'une d'elles. Leur médiatisation excessive sert, aujourd'hui, à construire un récit à charge contre les adversaires de Pastef, notamment Kiiraay et son président, Diomaye Faye.
Elle permet aussi de recycler les accusations formulées contre le régime de Macky Sall entre 2014 et 2024 : détournements des deniers publics, bradage du pétrole, pipelines clandestins, aéronefs loués puis repeints aux couleurs du Sénégal ou encore des milliers de milliards prétendument découverts dans un compte.
La méthode reste donc la même, avant comme après l'accession de Pastef au pouvoir : accuser, dénigrer et imposer son récit à l'opinion. L'Assemblée nationale et ses commissions d'enquête sont désormais utilisées comme les principaux instruments de cette stratégie.
Le RTA-S appelle les agents de l'État, soucieux de préserver leur dignité et leur loyauté envers la République, à ne pas cautionner ces manœuvres et à utiliser toutes les voies légales pour s'y opposer.
Il appelle également les démocrates, en particulier les forces de gauche, à dénoncer l'instrumentalisation des commissions d'enquête parlementaires, exiger du président de la République toute la lumière sur les dossiers en instance, soutenir le monde du travail mobilisé pour la défense des revendications des travailleurs et les populations qui subissent au quotidien les effets de politiques économiques et sociales néfastes.
Réew dañ koy péncoo, kenn du ko pàccoo !
Fait à Dakar le 16 octobre 2026
Le Secrétariat Politique du RTA-S
Source : Ma revue de presse